• Quand Omer Dewavrin entre dans l'atelier d'Auguste Rodin, dédale de formes humaines de pierre et de glaise, il a la certitude d'avoir fait le bon choix. Notaire et maire de Calais, il a confié au sculpteur à la réputation naissante la réalisation d'un monument en hommage à six figures légendaires de la guerre de Cent Ans : les Bourgeois de Calais. Nous sommes en 1884, et Dewavrin ne sait pas encore qu'il s'écoulera dix ans avant que l'artiste, en quête de perfection, se décide à déclarer son travail achevé. La bouleversante chorégraphie de bronze n'existerait pas sans ce bourgeois du XIXe siècle qui, devinant le génie du sculpteur, l'obligea à aller au bout de lui-même et imposa son oeuvre en dépit du goût académique et des controverses idéologiques. Sa femme Léontine et lui sont les héros inattendus de cette histoire, roman de la naissance d'une amitié et de la création du chef-d'oeuvre qui révolutionna la sculpture.

  • « Le 26 janvier 1814, à Châlons-sur-Marne, Napoléon prend la tête de l'armée pour repousser les coalisés qui ont passé le Rhin et occupent l'Alsace, la Lorraine et le nord de la Bourgogne. Il a soixante mille soldats, majoritairement jeunes et inexpérimentés, l'ennemi cinq fois plus. Alors que son entourage pense la défaite inéluctable, Napoléon guette, provoque, exploite les erreurs de ses adversaires et enchaîne une série de victoires qui rendent possible l'incroyable. Le nombre, finalement, l'abandon des maréchaux et la défection de Marmont donneront à l'événement son issue logique. Commencée sous les neiges de janvier en Champagne, achevée dans l'aigre printemps d'avril en Île-de-France, cette dernière campagne est l'histoire d'un homme au sommet de son génie que sa puissance abandonne. Le maître de guerre observe à la lorgnette les rues de Brienne où il a grandi et qu'il va canonner. Le chef d'État continue d'administrer dans le salon d'un château, une chambre d'auberge, un presbytère, au hasard des étapes, un empire en peau de chagrin. Le cavalier sous les intempéries, au milieu de ses maigres troupes, chemine à travers une région dévastée, une population violentée, hanté par le passé et les fantômes d'une grandeur perdue. À la fin, c'est un homme seul qui, retiré dans une pièce du château de Fontainebleau, la «maison des siècles», appelle la mort en s'empoisonnant. ».
    Michel Bernard.

  • Le Bon Coeur est le roman d'une voix, celle d'une paysanne de dix-sept ans qui retint le royaume de France sur le bord de l'abîme, le sauva et en mourut. Elle changea le cours de l'Histoire en réveillant dans le coeur usé des hommes la force de croire et d'aimer.

  • « Lorsque Claude Monet, quelques mois avant sa dis- parition, confirma à l'État le don des Nymphéas, pour qu'ils soient installés à l'Orangerie selon ses indica- tions, il y mit une ultime condition : l'achat un tableau peint soixante ans auparavant, Femmes au jardin, pour qu'il soit exposé au Louvre. À cette exigence et au choix de ce tableau, il ne donna aucun motif. Deux remords de Claude Monet raconte l'histoire d'amour et de mort qui, du flanc méditerranéen des Cévennes au bord de la Manche, de Londres aux Pays-Bas, de l'Île-de-France à la Normandie, entre le siège de Paris en 1870 et la tragédie de la Grande Guerre, hanta le peintre jusqu'au bout. » Michel Bernard.

  • «À trente-quatre ans, j'ai éprouvé de nouveau l'empoignade d'une lecture d'enfance. Elle a duré deux nuits. Je relisais, bouleversé, Ceux de 14. [...] M'apprêtant à écrire sur les paysages du Barrois et de la Woëvre, j'avais pensé recevoir d'une nouvelle lecture de Genevoix la bénéfique influence. Sa réputation de paysagiste était solide et l'on disait qu'il n'était pas seulement le meilleur peintre de la Loire, mais aussi de la nature meusienne. Je pense maintenant que la cause était plus profonde.»

  • En mars 1916, peu après avoir achevé son Trio en la mineur, Maurice Ravel rejoint Bar-le-Duc, puis Verdun. Il a quarante et un ans. Engagé volontaire, conducteur d'ambulance, il est chargé de transporter jusqu'aux hôpitaux de campagne des hommes broyés par l'offensive allemande. Michel Bernard le saisit à ce tournant de sa vie, l'accompagne dans son difficile retour à la vie civile et montre comment, jusqu'à son dernier soupir, «l'énorme concerto du front» n'a cessé de résonner dans l'âme de Ravel.

  • Hiver 1814

    Michel Bernard

    • Perrin
    • 26 Septembre 2019

    « Le 26 janvier 1814, à Châlons-sur-Marne, Napoléon prend la tête de l'armée pour repousser les coalisés qui ont passé le Rhin et occupent l'Alsace, la Lorraine et le nord de la Bourgogne. Il a soixante mille soldats, majoritairement jeunes et inexpérimentés, l'ennemi cinq fois plus. Alors que son entourage pense la défaite inéluctable, Napoléon guette, provoque, exploite les erreurs de ses adversaires et enchaîne une série de victoires qui rendent possible l'incroyable. Le nombre, finalement, l'abandon des maréchaux et la défection de Marmont donneront à l'événement son issue logique. Commencée sous les neiges de janvier en Champagne, achevée dans l'aigre printemps d'avril en Île-de-France, cette dernière campagne est l'histoire d'un homme au sommet de son génie que sa puissance abandonne. Le maître de guerre observe à la lorgnette les rues de Brienne où il a grandi et qu'il va canonner. Le chef d'État continue d'administrer dans le salon d'un château, une chambre d'auberge, un presbytère, au hasard des étapes, un empire en peau de chagrin. Le cavalier sous les intempéries, au milieu de ses maigres troupes, chemine à travers une région dévastée, une population violentée, hanté par le passé et les fantômes d'une grandeur perdue. À la fin, c'est un homme seul qui, retiré dans une pièce du château de Fontainebleau, la «maison des siècles», appelle la mort en s'empoisonnant. » (Michel Bernard).

    Un grand récit crépusculaire porté par la plume d'un des meilleurs écrivains actuels.

  • Le corps

    Michel Bernard

    L'auteur passe en revue les différentes approches de notre corps par les sciences et la philosophie contemporaine.
    Ce panorama critique des perspectives sur la corporéité de notre existence le conduit à une déconstruction du concept occidental traditionnel de " corps " et à une démystification de l'image d'un corps-bastion, refuge de l'individualité contre une société tentaculaire : la réalité de notre corps est façonnée par nos fantasmes qui reflètent eux-mêmes des mythes forgés par notre société.

  • Mes Tours de France est le premier livre de Michel Bernard. Il nous tend ses pages comme un ami nous tend ses bras. On s'y régale. Il y a les souvenirs. Il y a quelques espérances personnelles jetées aux orties dans la bonne humeur. Il y a du plein-vent,

  • La responsabilité médicale est une notion toujours présente dans l'esprit des médecins mais peu, dans leur pratique, parviennent à en délimiter les contours.
    Elle constitue pourtant un des déterminants fondamentaux de la pratique médicale. Cette tendance risque fort d'aller croissant, au vu de l'évolution de la jurisprudence et des textes de loi récemment votés, d'une part, et de l'augmentation des instances, d'autre part. Cette mutation pousse le médecin à acquérir des connaissances dans un domaine initialement négligé par le corps médical et peu enseigné pendant de nombreuses années.
    Ces connaissances, tant théoriques que pratiques, sont dispensées dans cet ouvrage. Présenté sous forme de fiches, il traite chaque question relative à un domaine de la responsabilité médicale comme l'éthique, le secret médical ou encore les responsabilités et fautes. Cette nouvelle édition, agrémentée de 40 nouveaux sujets, est un véritable outil pratique et facilement consultable. Utilisant le principe " question-réponse ", les 160 questions sont classées en 9 thèmes et complétées par des références bibliographiques et jurisprudentielles qui permettent au lecteur d'approfondir le sujet qui le préoccupe.
    Cet ouvrage s'adresse : aux médecins experts judiciaires, médecins conseils de compagnie d'assurance et médecins de recours ; à tout médecin, pouvant un jour être directement concerné ; aux étudiants inscrits aux divers diplômes universitaires de droit médical, d'expertise et d'évaluation du dommage corporel.

  • Le Corps de la France parle de gens qui ont réellement existé. Ils ne se connaissaient pas, mais la plupart ont vécu à la même époque, pendant et entre les deux guerres mondiales, en France et hors de France, au Québec. Ce sont des écrivains : LéonWerth, Henri Calet, Maurice Genevoix, Antoine de Saint-Exupéry, Louis Hémon, des musiciens : Jehan Alain, Arthur Honegger, Charles Munch, un chanteur, Charles Trenet, un sculpteur, Paul Landowski, et Charles de Gaulle. Le livre commence au mois de juin 1940, à Paris que quittent dans une vieille Bugatti un écrivain et sa femme. Le flot de l'exode les entraîne vers la Loire où ils assistent aux derniers combats. Plus rien ne sera pareil pour LéonWerth. Pas plus que pour le mitrailleur Henri Calet capturé au même moment, à la tombée de la nuit, dans un village de l'Yonne. Ils voient, de ce jour, ce qui était près d'eux et en eux, et qu'ils n'avaient jamais vu. L'un dialogue avec l'Histoire, l'autre avec son chagrin. Les deux écrivains sont entrés dans un étrange pays : le leur. Ils y croisent d'autres artistes, des soldats et des marins, des illustres et des humbles, les siècles et l'avenir, la campagne sous le soleil, les quais de la Saône à Tournus, la neige, des coureurs du Tour de France, « La route enchantée ». Le Corps de la France est un chant d'amour.

  • Marquée par le signe de la servitude avec la déportation de milliers de convicts, soumise à la tutelle de l'angleterre pendant de longues années, confrontée à la présence du peuple aborigène perçu comme un obstacle à l'accaparement du sol, la colonisation australienne n'est pas à l'origine de grandes épopées mythiques faute d'un rêve porteur et dynamisant.
    Pourtant, en moins de deux siècles, après des millénaires d'isolement, cet immense continent insulaire, le plus aride du monde, est en passe de devenir l'une des premières puissances mondiales. de fait, l'histoire de l'australie est une expérience unique et fulgurante. a l'aube de l'an 2000 et des jeux olympiques de sydney, l'australie s'affirme aujourd'hui comme une nation du pacifique dont l'histoire, même brève, fait partie intégrante de son identité.

  • "En France, il y a désormais un ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. Les universités relèveraient donc de l'enseignement supérieur. Mais que deviennent-elles ? Trois logiques au moins s'affrontent : la logique financière et organisationnelle, la logique administrative et la logique des finalités. Quelles sont nos options ? Restaurer l'université selon une forme ancienne devient impossible. La réformer devient insuffisant, c'est même une impasse. Certains veulent sa disparition. Enfin, d'autres craignent une destruction calculée. Pour l'auteur, il y a une cinquième voie. Dans cet ouvrage, il propose deux lectures : l'université au XXIe siècle et l'université pour le XXIe siècle. Cette seconde voie s'esquisse en référence à des finalités et en termes qualitatifs. La réflexion passe par Bachelard, Fourastié, Laborit et Edgar Morin, mais se met aussi à l'écoute des universitaires, étudiants, seniors et observateurs."

  • Mexique.
    Site archéologique de Xochicalco. Miguel, le narrateur, est attiré par un glyphe sur la frise de la pyramide dédiée à Quetzalcôatl, le Serpent à Plumes. Que signifie-t-il ? Trouver une réponse le poussera à suivre le gardien du site sans se douter qu'il vient d'entrouvrir une porte sur le mystère de l'être en chemin vers la Connaissance, c'est-à-dire vers Lui-même... Michel Bernard nous livre un récit passionnant, nourri de la sagesse ancestrale des chamans.
    Il nous donne les clés d'une meilleure compréhension de la Roue de la Connaissance et des facteurs qui favorisent ou freinent le déploiement de notre potentiel. Eclairé par les ressources que recèlent les états modifiés de conscience, l'auteur découvre les sentiers de la liberté et nous ouvre la voie d'un nouvel art de vivre : le Pouvoir d'Etre. Ce roman initiatique jalonné d'enseignements chamaniques propose : une mise en lumière de notre dimension énergétique ; une prise de conscience de nos blocages comportementaux et des moyens pour s'en libérer ; une compréhension des états modifiés de conscience en vue de l'expansion de l'être.
    Inspiré par les ouvrages de Carlos Castaneda, les enseignements de tradition Sioux Lahota aux côtés d'Archie Fire Lame Deer et toltèque au contact des Indiens Wirrarihas (Mexique), Michel Bernard anime des groupes qui s'appuient sur les apports du chamanisme.

  • GIGN ; le temps d'un secret

    Michel Bernard

    • Nimrod
    • 1 Septembre 2010

    Michel Bernard, membre du corps d'élite de la gendarmerie nationale, revient sur l'ensemble de sa carrière et retrace par le détail ses missions au Pays basque, à Ouvéa, en ex-Yougoslavie...

  • La maison du docteur laheurte est le récit des quelques semaines de vacances d'un enfant, dans une propriété familiale au bord du lac d'annecy, que hante le souvenir d'un aïeul prestigieux, amiral et compositeur.
    Entre l'invité et l'officier musicien s'établit une relation inattendue parmi les objets du passé, comme un legs invisible. pour ce jeune garçon ébloui par le vitrail qui transfigure les montagnes, cet été s'inscrit dans sa mémoire comme l'épiphanie de l'enfance, qui précède le moment mélancolique de sa disparition. les dernières " vacances d'un enfant ", magnifiées par la précision pointilliste du souvenir, atteignent leur point d'orgue et leur vibrante et secrète harmonie à l'écoute d'une sonate inachevée dont l'auteur est l'aïeul disparu.
    Dans cette figure, le lecteur attentif reconnaîtra l'amiral jean cras, de qui l'oeuvre impressionniste est aujourd'hui redécouverte.

  • " Avec Marthe, la négresse muette, nous succombons à la tentation de nous égarer voluptueusement dans d'étranges labyrinthes, hantés de masques et de miroirs, riches de réduits obscurs et redoutables...
    Mais qui est Marthe ? La machinerie des songes nous l'apprend : "Dans la dernière chambre, appelée Cabinet suprême, assise nue au sommet d'une pyramide d'acier recouverte de fourrures, Marthe se caresse sans fin" " (Yvonne Caroutch, Dictionnaire des oeuvres érotiques). Et Mandiargues, dans le Troisième belvédère : " Michel Bernard, dont le meilleur ouvrage est assurément La Négresse muette. " Fait singulier, et qui lui a plutôt nui : publié au plus mauvais moment de l'année 1968, La Négresse muette ne fit l'objet d'aucune interdiction.
    Simplement, on l'oublia. Voilà un injustifiable oubli enfin réparé, un des chefs-d'oeuvre de l'imaginaire érotique restitué.

  • Dieu ne s'est pas retiré du monde.
    C'est incognito qu'il séjourne et qu'il voyage en nos pays. Ce qui semble le plus lointain peut être le plus proche. Quand le coeur fait silence, à qui prête l'oreille, il peut être donné d'entendre le souffle et le pas du vagabond des siècles qui emprunte nos chemins. Les hommes n'apprécient guère cet incognito de Dieu. De tout temps, ils ont préféré l'imaginer sous la figure d'un César, d'un justicier tout puissant qui tape sur la table et envoie ses légions d'anges opérer des frappes chirurgicales sur les foyers du mal.
    Dieu n'est pas empereur, ni manager, ni juge, ni banquier. Dieu n'est pas le tout puissant, il ne fréquente pas les banquets officiels. Cela que l'on appelle Dieu est infiniment plus grand que les concepts des philosophes et que les définitions des théologies normatives. Il est sans doute possible de loger à l'étroit, durant le temps d'un hivernage, des représentations de Dieu. Mais que vienne la bourrasque ou la tempête, le refuge vole en éclats.
    Les images du dieu rabougri s'éparpillent au vent, tandis que, ça et là, on signale le passage d'un voyageur discret qui parcourt à sa guise les chemins et parfois y laisse ses empreinte. Et, tant pis pour les doctes et les savants qui croyaient se l'approprier et le posséder bien à eux. Il faut s'y résigner. Dieu ne se laisse pas étiqueter, ni claquemurer. Dieu est un vagabond.

  • Notre-Dame de Montbrison, par Michel Bernard aîné Date de l'édition originale : 1859 Appartient à l'ensemble documentaire : RhoneAlp1 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

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