Parascolaire

  • "Lorsque j'ai su que vous étiez nommé ministre de l'éducation nationale, j'étais plutôt confiant: il me semblait que nous partagions une même foi en l'école et en ses professeurs. J'avais même pour vous, je peux bien le reconnaître, estime et considération: vous me paraissiez modéré, intelligent, cultivé, fin connaisseur du ministère, toutes qualités nécessaires pour servir la cause de l'éducation avec honnêteté et ambition [...]. Cinq mois plus tard, coup de théâtre: sans la moindre consultation, vous décidez d'anéantir ce que vous aviez encensé. Les programmes que vous portiez hier aux nues sont soudainement voués aux gémonies [...]. Comble de l'imposture: vous proclamez un retour aux apprentissages fondamentaux, tout en organisant leur affaissement.
    Un maître mot résume votre plan: paupérisation. Cette école au rabais, vous la fondez sur trois principes: la réduction du temps réservé au service public de l'école, l'appauvrissement des programmes et des contenus, l'asphyxie des moyens. Trois principes camouflés sous vos annonces martiales d'un retour aux sources, qu'en réalité vous asséchez.... C'est aux parents et à leurs enfants que je pense, aux professeurs, à tous ceux qui, abusés par vos manipulations, sont en plein désarroi. ma volonté est de les aider à comprendre les réalités de la régression en cours et de rétablir la vérité."

  • En 1966, dans les mouvements fascistes, ernst nolte attribue l'origine du déploiement des fascismes, de 1919 à 1945, à l'existence du « système libéral » en europe ; qui ne doit pas être confondu avec l'idéologie libérale et désigne plutôt le « système européen des partis ». nolte y voit très précisément une des conditions nécessaires à la venue du fascisme. ce dernier n'est pas cependant l'expression première de la critique radicale du système libéral. il n'y a pas de fascisme sans la provocation du bolchevisme. le fascisme, toutefois, n'est pas un simple antibolchevisme. l'argumentation se déploie avec la rigueur d'un véritable syllogisme.
    Derrière le travail d'historien, on découvre une vraie thèse philosophique, inspirée de la critique heideggerienne de l'humanisme et fondée sur une méthodologie de type weberien. cette interprétation du phénomène fasciste se distingue aussi bien de celle d'hannah arendt que de celle, marxiste, qui fait du fascisme une réaction de la classe bourgeoise face au bolchevisme. nolte veut marquer la spécificité du fascisme, sans renoncer à l'insérer dans une explication causale qui lui permet à la fois d'en condamner l'histoire et d'en sauver le concept.
    En 1986, au cours de la « querelle des historiens allemands ». ernst nolte a appelé de ses voeux une révision de l'historiographie du national-socialisme. dans la préface de cette nouvelle édition des mouvements fascistes, alain renaut retrace les grandes étapes de cette querelle et en cerne les enjeux historiques, philosophiques et éthiques. mais, au-delà de la restitution du contexte, cette préface a la vertu d'expliquer le paradoxe de la fécondité des hypothèses de nolte et de l'irrecevabilité de certaines de ses conclusions.

  • Un professeur de lettres raconte, de manire humoristique, les tapes obliges d'une anne scolaire.

  • Les progrs de l'intelligence artificielle et de l'informatique conduisent aujourd'hui la cration de prototypes de professeurs virtuels. Ce livre propose d'explorer ce nouvel univers qui promet de bouleverser le dbat sur l'ducation.

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