Entreprise, économie & droit

  • Soixante-cinq des plus grands noms de la magistrature, parmi lesquels François Molins, procureur général près la Cour de cassation, ou Jean-Michel Hayat, premier président de la cour d'appel de Paris, mais aussi des juges des enfants, des avocats généraux, des procureurs, des membres du Conseil constitutionnel, du Conseil d'État, du Conseil supérieur de la magistrature, qui officient aussi bien dans des tribunaux de commerce que dans l'antiterrorisme, à Paris en province et en outre-mer, prennent la parole et nous disent ce qu'est rendre la Justice au quotidien... Comment ? Avec quels moyens ?
    Chacune de leurs voix se propose de comprendre un pan des rouages de la machinerie judiciaire et de saisir toute la difficulté d'un métier où l'impartialité, l'intégrité, la recherche perpétuelle de ce qui est juste, font loi. Mais nos gardiens de la justice restent des hommes, faillibles parfois, sensibles - car l'humain n'est jamais loin, et s'il peut être la source de cas de conscience cornéliens, il est aussi ce qui permet d'apporter un peu de lumière dans une profession labyrinthique.

  • Hors procédure

    Patrick Ramaël

    La justice est-elle indépendante ?   « Perquisition au 55 rue du faubourg Saint-Honoré », à Paris. C'est la seule indication que le juge Ramaël donne au parquet pour annoncer une visite à l'Élysée. Entré presque par effraction dans le Saint des Saints du pouvoir exécutif - une première dans l'histoire de la République -, il repart, le dossier qu'il recherchait sous le bras, après des échanges houleux avec les occupants des lieux. En 2005, c'était aussi incognito, en qualité « d'exploitant agricole », qu'il était entré sur le territoire marocain, pour exécuter une commission rogatoire sur laquelle tergiversait le pouvoir chérifien. Les mandats d'arrêt qu'il a lancés en 2007 à l'encontre de dignitaires marocains, le jour même où Nicolas Sarkozy arrivait à Tanger pour une visite officielle, ont ravivé de manière spectaculaire l'affaire toujours sensible de la disparition en 1965 de Mehdi ben Barka, l'opposant de Hassan II. Ce témoignage unique fait pénétrer le lecteur au coeur du quotidien d'un cabinet d'instruction. Avec beaucoup d'honnêteté, le magistrat accepte de montrer non seulement les coulisses de la justice, mais aussi ses méthodes personnelles, ses doutes et ses difficultés. Il a ainsi fait l'objet d'une procédure disciplinaire qui finira par tourner court. Patrick Ramaël raconte comment le pouvoir exécutif a souvent la tentation de contrôler des investigations qui peuvent mener au plus haut niveau politique ou, comme ce fut le cas sous Nicolas Sarkozy, de supprimer cette fonction spécifiquement française de magistrat-enquêteur indépendant, fonction qui connaît pourtant aujourd'hui une nouvelle jeunesse.

  • En France, les start-up sont devenues l'objet d'un véritable culte. Elles font rêver les jeunes diplômés comme les investisseurs en tous genres... et les hommes politiques. On s'extasie à juste titre sur les « licornes » françaises : Doctolib, BlaBlaCar, Criteo... Mais ces réussites incontestables sont l'arbre qui cache la forêt des start-up (il y en aurait plus de 10 000 !) - celles pliées aussi vite qu'elles ont été créées, celles qui végètent, puis s'étiolent après un départ fulgurant. Pourtant, ce n'est pas faute de financements : par l'entremise des business angels et des venture capitalists, l'argent coule à flots dès qu'est prononcé le mot magique de « start-up ». Et l'État n'est pas en reste. Pour que la France accède au statut de « start-up nation » que le président appelle de ses voeux, il arrose l'écosystème de la French Tech d'aides en tous genres. Pourtant, tout devrait éveiller la méfiance des investisseurs : les start-up sont évaluées non pas en fonction de leurs profits - inexistants - mais de nouveaux critères non orthodoxes inventés pour les besoins de la cause. Certes, dira-t-on, mais n'est-ce pas la seule façon de voir émerger des Amazon, des Google ou des Uber européens ? Hélas, plusieurs experts nous expliquent pourquoi l'écosystème français est structurellement incapable de donner naissance à de tels géants. Les start-up sont-elles au moins utiles à l'économie du pays ? Pas davantage. Petits employeurs, gros consommateurs de subventions, championnes de la précarité, elles font (dans le meilleur des cas) la fortune de leurs seuls fondateurs, qui cherchent à vendre leurs parts le plus vite possible, souvent aux grosses sociétés dont elles « challengent » le business model...
    Le crash est imminent, nous avertit Michel Turin. Vous avez aimé l'éclatement de la bulle de l'internet en 2000 ? écrit-il. Vous allez adorer celle des start-ups !

  • J'accuse l'économie triomphante On nous dit que l'économie gouverne le monde, qu'elle est la Vérité révélée et qu'on ne saurait échapper aux Tables de la loi du marché. Quiconque conteste cette idole des temps modernes, cette religion fanatique à laquelle toute l'humanité devrait se soumettre, est immédiatement traité d'irresponsable.Le citoyen Jacquard se révolte : avec ce dogme de l'« économisme », l'humanité va « droit dans le mur ». On ne résout pas les problèmes humains avec des chiffres et des courbes, sauf à produire les catastrophes que nous connaissons tous : l'augmentation vertigineuse du nombre de chômeurs et de pauvres, à qui l'économisme n'a que de belles promesses à vendre.Le scientifique Jacquard démonte la pseudo-science des ayatollahs de l'économie. A partir d'exemples précis et vivants (l'emploi, le logement, l'agriculture, l'environnement...) il dénonce les impasses dans lesquelles nous nous sommes engagés et appelle à une révolution des comportements.Chaque être humain est unique, irremplaçable : nul ne peut être exclu sous prétexte qu'il ne « sert » à rien. Il fallait le courage tranquille d'Albert Jacquard pour oser dire cela aujourd'hui.
    Albert Jacquard, économiste et scientifique, auteur de plusieurs ouvrages qui ont fait le tour du monde, mène depuis quelques années, aux côtés de l'abbé Pierre, un combat acharné en faveur des sans-abri.

  •     La presse a connu plus de changements ces soixante dernières années qu'en six cents ans. Elle est passée en accéléré du plomb au digital. L'information est devenue immédiate. Cette révolution de l'instantanéité a profondément modifié la façon dont les journalistes travaillent, mais surtout elle a totalement bousculé les habitudes du public. Le paysage ne cesse de se transformer sous nos yeux  : en un quart de siècle, nous avons vu apparaître les sites fixes, puis les smartphones, la vidéo en ligne, les réseaux sociaux et maintenant l'intelligence artificielle.
    On a pu mesurer avec la crise des Gilets jaunes, l'ampleur de la révolution en cours. Facebook a permis au mouvement d'émerger et de donner la parole à ceux qui ne l'avaient jamais eue. Une sorte de nuit du 4  août durant laquelle les journalistes ont perdu une part de leur privilège d'informer. Mais les réseaux sociaux ont aussi été un vecteur de propagation des fake news et de l'hystérisation du débat politique.

    L'issue de cette révolution est bien incertaine. Assistera-t-on à la victoire de l'écran comme nouveau support de l'écrit  ? La presse papier est-elle condamnée  ? Quels titres survivront dans la tempête  ? L'histoire est en marche.

    C'est l'histoire de cet incroyable big bang que vous racontent de l'intérieur Francis Morel, patron de presse, au Figaro, aux Échos puis au Parisien et Jean-Michel Salvator, qui a appartenu aux directions des rédactions d'Europe  1, du Figaro et de BFMTV.

  • La bataille judiciaire est sortie des prétoires, elle se joue désormais aussi bien dans l'arène médiatique que sur les réseaux sociaux : il s'agit souvent de gagner l'opinion publique à sa cause, plus que de convaincre le juge. Les ténors du barreau n'hésitent plus, pour certains, à fouler aux pieds le secret de l'instruction ou la présomption d'innocence. Les plus courtisés par la presse, entraînés par des communicants chevronnés, vont jusqu'à divulguer les procès verbaux pour contrer la partie adverse, empêcher un non-lieu ou peser sur le travail des magistrats. Le jeu est risqué. Quelques-uns s'y sont brûlé les ailes.

    Dans un monde où la communication est devenue une arme de destruction massive capable d'infléchir le cours d'un procès, les grands fauves du barreau aiguisent leurs griffes et rugissent d'autant plus fort.

    Au terme d'une longue enquête au coeur des palais de justice et dans les coulisses des cabinets, Valérie de Senneville et Isabelle Horlans ont mis au jour les stratégies, les méthodes et les secrets des plus illustres avocats, tels Éric Dupond- Moretti, David Koubbi, Jean Veil, Georges Kiejman ou encore Henri Leclerc.

  • Du Moyen-Âge aux récentes mobilisations sur les réseaux sociaux, les révoltes fiscales jalonnent l'histoire de France. Au-delà de leur violence, ces mouvements portent une vraie réflexion sur la philosophie de l'impôt, la place de l'État et la liberté des personnes. Il y a les émotions populaires, qui répondent à l'augmentation des prix, et il y a les révoltes structurées et organisées, qui refusent l'omnipotence de l'État. C'est que l'impôt dit beaucoup du rapport de l'homme à la société. Celui-ci doit-il uniquement servir au fonctionnement des activités régaliennes, ou bien doit-il être l'instrument de la redistribution et donc de la construction des personnes par l'État  ? La discussion est âpre et nombreux sont les penseurs à débattre pour une juste théorie de l'impôt.    De l'Antiquité à Margaret Thatcher, de Richelieu aux Bonnets rouges, les auteurs content l'histoire de ces révoltes fiscales qui ont contribué à façonner le monde contemporain. En convoquant les grands auteurs et en réfléchissant à la finalité de l'impôt, ils proposent aussi une analyse de ce que doit être un impôt juste. Car avant de prélever, l'État doit au préalable délimiter son champ d'action et limiter ses dépenses. À l'heure où la France est engluée dans le bourbier des réformes fiscales, où le prélèvement à la source et les taxes écologiques font débat, cet ouvrage permet de prendre de la hauteur et propose une réflexion vivante de l'histoire et de la théorie des révoltes fiscales. 

  • Allez, on arrête de se plaindre ! En rupture avec tant de restaurateurs grincheux, qui râlent contre les impôts, les charges et les contrôles, bousculent leur personnel, dénigrent les fournisseurs et arnaquent les clients, Xavier Denamur s'est fixé une règle de conduite : la transparence. Dans ce livre, il brise la langue de zinc. Il dévoile ses débuts avec les Auvergnats de Paris et les échecs qui lui ont tant appris. Il avoue les affaires « au black » si banales en France et dont il n'est pas fier. Il raconte aussi son quotidien, en cuisine et en salle, les marges pour un expresso et pour le plat du jour, les embauches et les prud'hommes. Très concrètement, il dit comment, en faisant le choix du « vrai fait maison » pour le plaisir de ses clients et en acceptant de bien payer et de déclarer ses équipes, il a pu donner une âme à sa petite entreprise. Tout le contraire du modèle dominant « low cost », imposé par les cupides de l'agroalimentaire surgelé qui ont piégé la restauration indépendante et saccagent la planète. Avec l'esprit pratique du petit commerçant et l'exigence du citoyen, Xavier Denamur propose d'agir, avec tous les insurgés qui militent déjà pour faire trembler le système, pour mieux vivre, mieux partager, pour s'en sortir ensemble.

  • « Écoutez-moi ! Je me nomme Pierre Victurien Vergniaud. Je vous parle d'outre-tombe. Je fus traduit  le 24 octobre 1793 devant le Tribunal révolutionnaire avec vingt autres députés de la Convention sous l'accusation d'une conspiration imaginaire contre l'unité et l'indivisibilité de la république, la liberté et la sûreté du peuple français ».
    On les appelait les Girondins, et bien sûr Vergniaud, l'avocat qui était leur leader charismatique, n'eut pas l'occasion de proférer ces paroles, car au bout de deux séances houleuses qui tournèrent à leur avantage, le tribunal aux ordres de Robespierre décida de les envoyer directement à l'échafaud sans autre forme de procès. Ainsi périrent des élus qui avaient été parmi les premiers artisans de la révolution,  mais qui avaient eu le tort de s'opposer à la Terreur.
    Michel Laval a retrouvé les notes que Vergniaud a prises en prison pour préparer son procès. Il lui donne ici, enfin, la parole dans un plaidoyer lucide et  émouvant  qui non seulement récuse les accusations absurdes portées contre les Girondins, mais fait la démonstration politique que le pire ennemi de la révolution fut la minorité extrémiste qui s'afficha comme son seul représentant légitime.  Et pose la question : toutes les révolutions sont-elles donc condamnées à finir en bain de sang ?
     

  • Nos organisations auraient-elles perdu le nord oe Une croissance économique qui crée du chômage, un Etat qui cherche sa place entre Bruxelles et Romorantin, des syndicats en mal d'adhérents, des partis politiques en quête de causes des entreprises qui n'ont jamais tant licencié depuis qu'elles affirment l'« importance stratégique des ressources humaines ».
    Hervé Serieyx nous propose une radiographie de ces organisations ; entreprises administrations, villes, régions syndicats, structures politiques ; qui explosent au contact de réalités nouvelles et se recomposent selon des principes neufs. Conçues pour un univers stable et prévisible elles multiplient les dysfonctionnements quand le changement et l'incertitude deviennent les caractéristiques permanentes de l'environnement. Dans cette complexité accrue, la pensée complexe permet d'inventer des organisations plus simples.
    Le Big Bang des organisations décrypte ; pour les décideurs ; les faits porteurs d'avenir, les signaux faibles qui annoncent des aujourd'hui ce que seront les organisations de demain.
    Vice-président de l'Institut européen du leadership dirigeant d'une société du capital risque professeur associe d'université et président de l'Institut régional d'Administration de Lille, Hervé Serieyx est l'auteur de nombreux best-sellers parmi lesquels L'Entreprise du troisième type (Le Seuil, 1984) et Le Zéro Mépris (InterEditions, 1989).

  • écrits économiques

    Turgot

    PERSPECTIVES DE L'ECONOMIQUE « Philosophe », « économiste », mais également intendant et ministre, Turgot, figure protéiforme, est l'un des exemples les plus remarquables d'un xviiie siècle universitaire.
    Sa contribution à l'analyse économique dépasse cependant les frontières de son temps. Théoricien de l'équilibre avant la lettre, il est le continuateur d'un autre Français, Boisguillebert, dont il prolonge les vues sur le fonctionnement du marché et des prix. Précurseur du calcul économique, il présente une formulation originale des rendements décroissants.
    Turgot cependant n'est pas un économiste en chambre et les fonctions qu'il occupe lui offrent autant d'occasions de mettre ses idées à l'épreuve des réalités sociales. Sa carrière se trouve jalonnée d'expériences administratives. Organisation des professions, élaboration de politiques sectorielles (l'agriculture, bien sûr, mais également le commerce), projets fiscaux, programmes d'équipements collectifs, autant de tâches qui confèrent aux réflexions de Turgot un accent de modernité.
    Mais, par delà le détail de ces textes nécessairement fragmentaires, l'ensemble de l'oeuvre de Turgot traduit une impression commune dont Bernard Cazes a dégagé dans sa préface les principales caractéristiques philosophiques : sensibilité aux mutations, qui constituent l'histoire et esprit de réforme exempt de dogmatisme.

  • Le commerce et la force Nouv.

  • La Persuasion clandestine dénonce l'influence croissante, dans la société américaine, des techniques mises au point pour le compte des agences publicitaires par les Instituts de « Recherches des Motivations » (R.M.).
    Les sondeurs du subconscient étudient le comportement de l'homme de la rue non seulement pour l'inciter, à son insu, à acheter tel ou tel produit, mais aussi pour le gagner à telle ou telle cause politique. Pourquoi en effet limiterait-on l'usage de ces techniques scientifiques à la propagande commerciale oe Les méthodes par lesquelles on parvient à vendre du whisky, des cigarettes et tout autre bien de consommation, de la savonnette à la maison préfabriquée, ne permettent-elles pas également de « vendre » une candidature politique ou un sermon religieux oe Au terme de son enquête approfondie, Vance Packard rapporte ici de nombreuses anecdotes qui prouvent la surprenante efficacité de cette manipulation insidieuse, dont les instruments sont mis à la disposition des grandes firmes commerciales comme des groupements politiques ou idéologiques.
    Lorsqu'en l'homme se trouve conditionné l'esprit du consommateur, puis celui du citoyen, l'idée même de libre-arbitre est remise en question : tout le rapport entre la pratique de la société de consommation et la théorie de la démocratie est à repenser. Conçu, à l'origine, comme une analyse spécifique de la société américaine, la Persuasion clandestine est devenu une contribution essentielle à la compréhension critique de nos démocraties modernes.

  • Allons-nous mourir de faim ?

    Mouchon-F

    Comment nourrir neuf milliards d'humains en 2050 alors que les ressources en eau se tarissent, que les terres cultivables se réduisent et qu'un tiers des espèces de poissons sont déjà en voie de disparition, victimes de surpêcheoe C'est l'équation qui affole la planète. D'autant que les émeutes de la faim se multiplient dans de nombreux pays et sur tous les continents. «Nous avons faim » criaient récemment des mères de famille lors d'une manifestation dans les rues de Dakar. Le constat est terrible et général. Les Nations Unies viennent d'appeler à une mobilisation internationale contre le « tsunami silencieux » de la crise alimentaire mondiale qui menace d'entraîner dans la famine des dizaines de millions de personnes supplémentaires. De nombreuses associations françaises affirment haut et fort qu'il y a dans notre pays également des risques d'émeutes de la faim. De plus en plus de gens sont amenés à fouiller les poubelles à la sortie des restaurants pour se nourrir. La faute à qui ? Aux spéculateurs qui ont profité de la flambée des prix des denrées alimentaires pour s'enrichir ; aux producteurs de biocarburants qui utilisent d'énormes surfaces agricoles pour alimenter... le moteur de nos voitures. Ne faudrait-il pas aussi serrer la ceinture des pays les plus qui consument les ressources terrestres comme si elles étaient inépuisables ? Les plus optimistes estiment que l'agriculture saura relever ce défi, notamment grâce aux biotechnologies. Mais quid des inconnues sanitaires liées à ces nouvelles générations de plantes ? Misère généralisée, crise du marché des matières premières, enjeux environnementaux : Frédéric Mouchon décrypte tous les phénomènes à l'oeuvre dans ce qui constitue l'un des plus grands défis de notre siècle.

  • Rien ne prédestinait un enfant d´une famille modeste de la banlieue d´Asnières, à l´aube des Trente Glorieuses, à devenir l´homme qui, au tournant du siècle, démocratiserait la joaillerie de luxe et révolutionnerait la place la plus chic de Paris, avec pour mot d´ordre le luxe pour toutes les femmes.
    Alain Némarq, patron de Mauboussin, artiste et joaillier, s'est fait par les femmes. Ce timide qui se croyait dénué de toutes qualités leur doit l´essentiel. Ce livre, qu´il leur dédie,  paie à son tour, après son métier-passion de joaillier, sa dette à tous les dons, les leçons qu´il a reçus d´elles. De multiples portraits - des femmes admirables de sa famille, des égéries qui lui ont appris la joaillerie, des grandes dames des Arts et des Lettres - font de ce livre  un bréviaire amoureux dans la Cité des Femmes.  Alain Nemarq, joaillier rebelle et inspiré, est un homme de conviction et de combat qui n´aura cessé de se battre en actes contre tous les establishments. On trouvera dans ces pages authentiques et sincères qui nous emmènent d´Asnières 1950 à Saint-Germain des Près et New York des années 2000, le récit sans complaisance et au parfum littéraire d´un ami du genre humain.  

  • Les relations entre banquiers et clients, parfois violentes, souvent méfiantes, sont fondées sur des contradictions profondes venant de deux définitions de ce qu´est la banque : une institution sociale assurant un service public ou un espace marchand poursuivant des buts uniquement monétaires.Les banques françaises ont entamé dans les années 1960 un tournant commercial qui a transformé leurs modes de recrutement, leur management et les services proposés aux clients. Dans les années 1960 et 1970, le client bancaire « type » était un salarié disposant d´un revenu permanent, qui lui permettait de projeter épargne et crédits. Alors que la situation de l´emploi a changé, que les carrières sont moins sûres, et que l´insertion professionnelle des jeunes générations s´est compliquée, les banques continuent à exiger une stabilité professionnelle, mais aussi personnelle et familiale. Cela les mène soit à rejeter une partie de leurs clients, soit à trouver des moyens de faire « comme si » les clients ressemblaient aux salariés stables nécessaires au commerce d´argent tel qu´elles l´ont organisé.Les clients eux-mêmes font en sorte de ressembler au modèle exigé. Au travers d´entretiens avec des emprunteurs de crédit immobilier, L´Épreuve de l´argent donne à voir ces efforts de mise en conformité de soi avec l´image du « bon client bancaire ».Ce livre de « sociologie du quotidien » permet à chaque lecteur, tout particulièrement en période de crise financière, de se retrouver et de s´interroger sur son propre rapport à la banque et à l´argent.

  • Deux ans après l'éclatement de la bulle du crédit qui a déclenché la crise financière mondiale, la France, comme la plupart des pays (dés)industrialisés, prend enfin conscience d'avoir à affronter un défi majeur : une dette budgétaire et sociale qui, après 27 ans de déficits cumulés, se monte à presque 2000 milliards d'euros et se creuse de presque 100 milliards d'euros supplémentaires tous les ans. Les agences de notation, le FMI, la communauté financière internationale nous observent : saurons-nous réagir comme les Anglais, qui ont entamé une cure d'amaigrissement sans concessions ? Ou suivrons-nous le chemin de la Grèce, de l'Irlande et demain du Portugal, qui se retrouvent sous la tutelle du FMI et renoncent à leur souveraineté nationale ? Jusqu'à présent, le gouvernement français s'est montré timoré : il se refuse à employer les mots honnis de rigueur ou d'austérité ; il « rabote » les budgets ici ou là ; il réforme les retraites a minima ; il morigène les collectivités territoriales trop dépensières ; il ratiocine à l'infini sur l'ISF, les niches fiscales et le bouclier du même nom. Et pendant ce temps, il emprunte plus de 800 millions d'euros par jour pour payer ses dépenses courantes et rembourser notre dette, comme un ménage surendetté pris au piège du crédit revolving. Cela ne peut plus durer, affirme Jean Arthuis avec la conviction d'un homme qui plaide depuis des années pour une plus grande rigueur budgétaire. Il nous présente ici un plan de redressement des finances publiques audacieux, équitable, structurel, et à effet rapide. Il comporte sept mesures cohérentes, argumentées et chiffrées qui vont de l'instauration de la TVA sociale à une réduction du « mille-feuille administratif » en passant par la retraite à points et un strict encadrement des dépenses publiques. Nul doute que nombre de lecteurs feront la grimace en calculant mentalement ce que cela leur coûterait personnellement (et politiquement s'il s'agit d'élus). Mais a-t-on le choix, en vérité ? Que peuvent proposer les futurs candidats à l'élection présidentielle de 2012, quelle que soit leur couleur politique, si ce n'est de la sueur et des larmes ? Alors autant nous administrer à nous-mêmes la potion amère, plutôt que de subir l'humiliation d'un diktat !

  • La mondialisation libère la vie économique de l'emprise politique. Le nomadisme permet d'échapper aux excès nationaux de contraintes légales, fiscales, sociales, environnementales.

    L'exigence de compétitivité pousse les entreprises à l'externalisation, à la délocalisation d'activités et d'emplois. Alors que la mondialisation de l'économie s'accélère, le politique campe dans la nostalgie et ajourne les réformes. Deux mondes se séparent. D'un côté, la réalité fulgurante, de l'autre, le théâtre d'ombres et l'inertie. Et le fossé se creuse entre les Français et ceux qui les gouvernent en proclamant à l'envi que «la mondialisation est une chance pour la France ». Parce qu'ils estiment qu'ils n'y peuvent rien, que c'est inexorable.

    Or la mondialisation s'accomplit dans le désordre et l'injustice. Son évocation est anxiogène pour tous ceux qui prennent conscience qu'ils sont désormais en concurrence avec les salariés des pays émergents. Il y a des gagnants et des perdants. Ceux qui gagnent voient s'ouvrir des perspectives inespérées de profits. Ceux qui perdent - ils sont nombreux - attendent d'un État impécunieux la compensation de leurs déboires. Au-delà des personnes, ce sont de nouveaux pays qui accumulent les liquidités du fait des gigantesques excédents commerciaux que leur procurent nos achats de biens de consommation, de gaz ou de pétrole, en attendant les services à haute valeur ajoutée. Après avoir investi dans nos bons du Trésor, ils se porteront acquéreurs de nos entreprises les plus vulnérables sur les marchés financiers. Oui, le feu est dans la maison. L'adaptation de notre « modèle social » ne peut plus attendre. Elle est dictée par les enjeux de la mondialisation. Tentons d'observer ces phénomènes, de les comprendre et d'en tirer les conséquences. Le débat est incontournable. Les actions sont à notre portée. C'est une affaire de courage et de volonté, de liberté économique et de gouvernance politique.

  • Nomm par Franois Mitterrand au dbut de son premier septennat, P. Marion a dirig pendant dix-sept mois les services secrets franais. Dans ce livre choc, il rompt le silence et raconte son aventure.

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