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Vrin
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Phénoménologie de l'esprit
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Bibliothèque Des Textes Philosophiques
- 5 Juin 2018
- 9782711628322
La Phénoménologie de l'esprit (1807) expose le parcours nécessaire menant une conscience soucieuse de vivre une expérience théorique et pratique non contradictoire du monde, de l'attachement sensible à celui-ci à sa maîtrise spirituelle (religieuse et philosophique). Elle introduit donc scientifiquement - dans un discours conceptuellement démontré - à la réconciliation pensante de la pensée et de l'être, c'est-à-dire à la science spéculative ou au savoir de soi absolu de cet être, qui développera son contenu dans l'Encyclopédie des sciences philosophiques. Elle veut être l'auto-fondation philosophique, dans le phénomène ou l'apparaître à soi conscientiel, de l'esprit, qui, seul, est.
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L'esprit du christianisme et son destin précédé de l'esprit du judaïsme
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Bibliothèque Des Textes Philosophiques
- 9 Octobre 2003
- 9782711614943
C'est pour mettre à la disposition du plus grand nombre les textes fondateurs de la philosophie hegelienne, et permettre au chercheur d'en suivre l'évolution, que sont ici réunis des extraits de l'édition complète des Premiers écrits (Francfort 1797-1800).
Influencé par sa rencontre avec Holderlin, Hegel adopte désormais une philosophie de l'unification : la tâche dévolue à la religion n'est plus une tâche éthique vouée à une moralisation du peuple, mais elle va devenir, au-delà de celle-ci, une tâche ontologique tendant à l'unification du tout. Ce que Hegel cherche à penser dans l'histoire du peuple juif d'abord, dans l'histoire du christianisme ensuite, c'est l'histoire de la scission de l'esprit d'un peuple et de sa phénoménalisation, c'est-à-dire l'histoire de la séparation de l'esprit d'avec lui-même tel qu'il se donne dans les phénomènes historiques de son destin. Une telle histoire des phénomènes de l'esprit préfigure bien ce qui sera dix ans plus tard une Phénoménologie de l'esprit.
Écrit de jeunesse, resté à l'état de brouillon, L'esprit du christianisme et son destin n'en représente pas moins, pour Dilthey, un ouvrage où le génie de Hegel se manifeste « dans sa première fraîcheur et libre encore des entraves du système ». -
Encyclopédie des sciences philosophiques en abrégé
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Bibliothèque Des Textes Philosophiques
- 28 Février 2012
- 9782711623754
Lever de soleil spéculatif, éclosion conceptuelle du monde, telle est bien l'Encyclopédie hégélienne. Elle surmonte par avance l'opposition ultérieure prétendue entre l'être se donnant existentiellement dans une ontologie alors vide et les étants donnés dans une fixation métaphysique les privant par là de leur sens. Car, se voulant et pensant résolument comme le verbe à la fois déterminé et vivant de l'être, dont l'autodétermination l'identifie, ce qui atteste sa nécessité, à lui-même, ce qui l'assure en sa liberté, l'Encyclopédie des sciences philosophiques fait s'actualiser en l'esprit humain la raison qui est liberté et la liberté qui est raison : elle se sait la fondation de soi de l'être dans la totalisation donnant sens aux étants. La maîtrise de soi encyclopédique de l'être dans le savoir de l'ordre logique, naturel et spirituel de sa réalité globale, d'abord explorée dans l'expérience et la science, peut ainsi aider l'homme contemporain à mieux s'y retrouver dans son monde et à s'y comporter de façon plus sage.
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Concepts préliminaires de la philosophie
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Bibliothèque D'Histoire De La Philosophie
- 7 Octobre 2002
- 9782711612178
Dans le Concept préliminaire de l'Encyclopédie des sciences philosophiques la raison hégélienne parle à l'entendement, à notre entendement, son propre langage pour l'introduire à elle par des sentiers moins escarpés que ceux qu'avait empruntés la Phénoménologie de l'esprit.
A travers une critique alerte des grands courants philosophiques, Hegel conduit librement son lecteur vers la décision spéculative. -
Science de la logique Tome 2 ; l'essence
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Bibliothèque Des Textes Philosophiques
- 29 Mars 2016
- 9782711626830
Dans sa quête d'un être qui ne serait pas - comme il l'est en tant que pur être - à la fois être et non-être, donc contradictoire et, par là, pur non-être, le philosophe logicien doit le penser comme étant, tout en un, être dans son non-être, ou identique à lui-même dans sa différence d'avec lui-même. L'être est alors négation essentielle de soi, intériorisation ou réflexion en soi qui le fait se poser ou s'exposer comme être, cause de soi s'extériorisant dans la causalité réciproque de ses déterminations. Une telle théorie hégélienne de l'essence a été saluée par l'objectivisme, qui absolutise la nécessité, comme la cime de la pensée. - Elle s'accomplit pourtant dans la reconnaissance de la contradiction, ici encore mortifère, qui affecte l'essence en tant qu'elle est (passivité) la position (activité) de l'être. L'être ne peut véritablement être qu'à avoir ou poser une telle position de lui-même. Comme position de la position de lui-même, comme auto-position ou autodétermination de lui-même, il est originairement la liberté constitutive du Soi ou de la personnalité. La logique objective que clôt l'essence établit ainsi comme sa vérité la logique subjective où l'être se dit comme compréhension créatrice de lui-même, c'est-à-dire comme concept.
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Science de la logique, livre troisième ; le concept
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Bibliothèque Des Textes Philosophiques
- 3 Novembre 2016
- 9782711627288
Il y a deux siècles, en 1816, Hegel acheva sa théorie générale de l'être en exposant l'identité à soi foncière de cet être, non plus comme le simple être de la différence des êtres extérieurs les uns aux autres, ni même comme l'essence intérieure différenciée de ceux-ci, mais comme le concept se différenciant en eux. L'ontologie hégélienne avérait bien en son contenu final la logique qu'elle avait été d'emblée par sa forme.
L'auto-détermination conceptuelle de l'être pris en son sens refonde d'abord scientifiquement les formes logiques traditionnelles en leur totalisation syllogistique, purement pensante ou subjective. Une telle identité à soi en quête d'elle-même renvoie, comme à son fondement, à l'identité à soi réelle de la totalité objective, soudée à elle-même par un lien qui est, en son sens intensifié, de type mécanique, puis chimique, enfin téléologique. Mais l'identité à soi plénière de l'objectivité doit s'identifier à elle-même, se réfléchir en soi comme la pensée de soi originaire de l'être objectif, ce que Hegel appelle l'Idée. Le sens logique achevé de l'être comme Idée se concrétisera réellement lui-même, plus fondamentalement qu'en la nature, dans et comme l'esprit. La logique hégélienne du concept accomplit ainsi dans la science spéculative le but qu'avait visé la métaphysique traditionnelle. -
Encyclopédie des sciences philosophiques : III La philosophie de l'esprit
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- 13 Mars 1992
- 9782711609727
L'Encyclopédie des sciences philosophiques de Hegel est la première, mais aussi la dernière pensée totale de la réalité qui fonde sa nécessité sur l'identité de l'identité à soi rigoureusement respectée de la pensée et de la différence d'avec soi consrètement explorée de la réalité; concept et expérience triomphent ici conjointement.
Or, dans la mesure où le monde qui s'y offre ainsi maîtrisé est, pour une part essentielle, encore le nôtre, la lecture de l'Encyclopédie hégélienne peut aider l'homme contemporain à mieux s'y retrouver dans la profusion chaotique des faits et des idées qui l'assaillent. -
Science de la logique ; livre premier : l'être
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Bibliothèque Des Textes Philosophiques
- 6 Octobre 2015
- 9782711626403
L'être dit avère, par son identité à soi originaire, toute différenciation ou détermination de lui-même, y compris celle d'être dit. C'est pourquoi l'ontologie hégélienne, développement logique de l'être qui se dit absolument, mais abstraitement, en Parménide, peut se présenter comme la science spéculative achevant (aussi au sens négatif du terme) toute la métaphysique occidentale, qui voulut fonder tous les discours humains tenus sur l'être. Hegel montre ainsi, dans sa Logique ontologique, que l'être n'est vraiment que si son identité à soi n'est pas seulement au sens où est l'être à identifier. Il y a, certes, une identité immédiate, étante, de l'être, dite par la Logique de l'être, mais elle n'est pas absolument identité. Plus identique à elle-même est l'identité en ceci essentielle qu'elle pose l'être, alors fondé par elle; cependant, pour la Logique de l'essence, celle-ci est cette fondation, et il y a donc, contradictoirement, un être ou une immédiateté de la position ou médiation de l'être. La Logique de l'essence et la Logique de l'être constituent par là les deux degrés d'une Logique de l'étant ou Logique objective, dont la contradiction n'est surmontée que par la Logique subjective. Pour celle-ci, la position de l'être n'est pas simplement, mais elle se pose elle-même, cette réflexion en soi la constituant en un sujet ou une personne, qui ne supporte pas un processus fondateur nécessitant, mais, bien plutôt, maîtrise son acte créateur libre, en le comprenant ou concevant. La Logique du concept, à laquelle s'est élevée l'ontologie dialectique de Hegel, lui permet dès lors de concevoir en sa vérité, celle du sens non encore absolu de l'être absolu, d'abord la Logique de l'être pris comme simple être, dont le présent ouvrage expose le devenir spéculatif.
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Encyclopedie des sciences philosophiques t.2 ; philosophie de la nature
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Bibliothèque Des Textes Philosophiques
- 1 Janvier 2004
- 9782711616541
Cette deuxième partie du Système, la Philosophie de la Nature, a longtemps fait l'objet de critiques sévères : qualifiée par Duhem de « rêve d'un dément », De Gandt y a vu la manifestation du « carnaval de la pensée spéculative » dont l'Allemagne romantisante, rejetant l'entendement et sa rigueur, donnait le triste spectacle. La présente édition nous invite à une nouvelle lecture de ce texte majeur, sinon à sa réhabilitation.
Inscrite dans un vaste courant illustré en Allemagne par Herder, Novalis, Baader, Goethe, Fichte, Schelling, la philosophie hégélienne de la nature est originairement spirituelle, elle élabore une pensée de la nature comme anticipation de l'esprit. De même que l'Incarnation du Dieu chrétien médiatise l'accomplissement religieux de la transformation spirituelle du monde, la Philosophie de la Nature de l'Encyclopédie des Sciences Philosophiques donne son vrai sens au triomphe du savoir absolu. -
Premiers écrits (Francfort 1797-1800)
Olivier Depré, Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Textes Philosophiques
- 3 Mai 2000
- 9782711612789
Si l'invention du sens moderne du mot État est due à Machiavel, c'est au XVIIIe siècle que, après la paix d'Utrecht, l'institution étatique prit franchement le visage de la modernité. Faisant suite à l'État baroque (1610-1652) et à l'État classique (1652-1715), l'État moderne (1715-1848) donna corps aux espoirs de paix, de justice, de bonheur et de liberté sécrétés par la philosophie des lumières. Il réalisa les grandes mutations juridiques qui devaient contribuer à forger l'épure de l'Idée républicaine à laquelle la Révolution de France donna sa première forme historique.Cet ouvrage s'est voulu pluridisciplinaire. En rassemblant des contributions dont la tonalité est historique, juridique, littéraire, philosophique ou politologique, il a pour objectif d'apporter sur la période fascinante de l'histoire occidentale où s'est affirmé l'État moderne, des éclairages diversifiés complémentaires.
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Qu'il s'agisse d'une préface à un livre de Hinrichs, de recensions d'ouvrages le concernant ou encore d'une déclaration publique, par ces quatre textes, inédits en français et tous écrits entre 1822 et 1829 à Berlin, Hegel s'efforce à chaque fois de souligner la compatibilité de sa pensée philosophique avec la doctrine religieuse de Luther. Pourtant, une fois remis en situation aussi bien socioculturelle et politique que proprement philosophique, ces écrits nous présentent le visage d'un Hegel plus complexe et calculateur que jamais; si complexe même qu'il ne faudrait pas trop vite voir en sa pensée l'accomplissement luthérien d'une théologisation de la philosophie.
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Lecons sur l'histoire de la philosophie ; introduction, bibliographie, philosophie orientale
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Textes Philosophiques
- 1 Septembre 2004
- 9782711616770
Les Leçons sur l'histoire de la philosophie, qui coïncident avec l'ultime moment du parcours encyclopédique, présentent l'esprit accédant enfin à une connaissance adéquate de soi-même.
Ce premier volume de la monumentale édition (dont les volumes suivants ont déjà été présentés et traduits par Pierre Garniron) comprend l'introduction du cours sur l'histoire de la philosophie, sa bibliographie commentée et l'examen des philosophies chinoise et indienne. Ces notes proposent une réflexion globale sur l'idée de philosophie, et constituent l'une des voies d'accès les plus aisées à l'hégélianisme. -
Esthetique ; cahier de note inedit de victor cousin
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Textes Philosophiques
- 27 Juin 2005
- 9782711617579
Le manuscrit découvert à la Bibliothèque de la Sorbonne est la seule source en français du cours d'esthétique de Hegel. Le cahier ne mentionne aucun nom, mais les traces de l'écriture de Victor Cousin atteste que celui-ci en était le possesseur et le destinataire.
La comparaison avec les autres sources manuscrites montre que se texte se rapporte au cours donné à Berlin pendant le semestre d'été 1823, prenant la forme d'un abrégé. L'accent est mis sur la structuration du discours et la dimension systématique, distinguant cette version condensée de l'édition traditionnelle de l'Esthétique.
Le texte constitue également l'exemple exceptionnel d'une traduction hégélienne réalisée du vivant du philosophe. L'enseignement de Hegel, inédit en son temps, se trouve ainsi restitué pour la première fois au public francophone sous sa forme originale. -
Leçons sur l'histoire de la philosophie Tome 1 ; la philosophie grecque, de Thalès à Anaxagore
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Bibliothèque Des Textes Philosophiques
- 12 Février 2019
- 9782711621750
De 1805 à 1830, Hegel donne neuf séries de cours sur l'histoire de la philosophie. Explorant et méditant les thèses de ses prédécesseurs, il en nourrit sa pensée et les éclaire en retour de la sienne. À ce titre, K.L. Michelet, à qui l'on doit la restitution de ces leçons à partir des notes de Hegel et de celles de ses auditeurs, voit dans ce texte « la meilleure clé pour la compréhension de son oeuvre ».
C'est par le berceau de la philosophie, la Grèce, que Hegel commence son exploration de l'histoire de la philosophie. Divisant la pensée grecque en trois périodes (la première s'étend de Thalès à Anaxagore; la seconde englobe épicurisme, stoïcisme et scepticisme; la troisième, Platon et Aristote), il s'agit pour lui de partir du commencement de la pensée philosophique pour aboutir au stade où « l'idée prend la forme de la totalité ».
Dans ce premier tome sont reproduites les leçons dédiées aux penseurs dits « présocratiques » : Ioniens (Thalès, Anaximandre, Anaximène), Pythagoriciens, Éléates (Xénophane, Parménide, Mélissus, Zénon), Héraclite, Empédocle, Leucippe, Démocrite et Anaxagore. -
Leçons sur la logique et la métaphysique ; Heidelberg 1817
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Bibliothèque Des Textes Philosophiques
- 12 Décembre 2017
- 9782711627998
Au moment même où paraît la première édition de l'Encyclopédie des sciences philosophiques, Hegel, tout nouveau titulaire d'une chaire universitaire à Heidelberg, y tient ces leçons sur la logique au semestre d'été 1817. Elles se réfèrent donc aux paragraphes de cette édition, dont elles constituent le meilleur commentaire concernant la logique. Le texte des leçons, souvent considérablement développé par rapport aux paragraphes auxquels il renvoie, présente en outre une indéniable originalité. On y trouve en ef fet des dif férences significatives dans l'ordre de présentation des thèmes et plusieurs passages évoquent des notions absentes dans l'ouvrage de 1817, mais développées dans les éditions ultérieures de l'Encyclopédie. Ce texte projette ainsi une vive lumière sur le moment logique, « âme » de tout le système, et sur les clarifications que Hegel ne cessera de lui apporter jusqu'à la fin de ses jours.
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Leçons sur la philosophie de l'histoire
Georg Wilhelm Friedrich Hegel, J. Gibelin
- Vrin
- Bibliothèque Des Textes Philosophiques
- 3 Mai 2000
- 9782711603510
« Quelle que fut la puissance avec laquelle Hegel concentrait par la pensée le monde phénoménal, il lui était impossible cependant dans le cours d'un semestre de dominer entièrement l'inépuisable matière de l'histoire. [...] Son premier exposé de l'hiver 1822-23 avait principalement pour fin l'évolution du concept de philosophie et voulait montrer comment celui-ci constitue en fait le fond de l'histoire [...]. La Chine et l'Inde n'étaient que des exemples pour montrer de quelle manière on comprend philosophiquement un caractère national [...]. Mais, c'est avec prédilection qu'il s'arrêtait aux Grecs pour lesquels il conservait toujours un enthousiasme juvénil; et après avoir brièvement considéré le monde romain, il cherchait enfin à ramasser en un petit nombre de leçons le moyen-âge et les temps modernes, car [...] là où dans le monde chrétien, la pensée ne demeure plus cachée dans la foule des phénomènes, mais s'annonce elle-même et se révèle dans l'histoire, la philosophie peut concentrer son exposé, n'ayant qu'à indiquer l'idée motrice. [...] Chez Hegel, chacune de ses leçons constituait un acte nouveau de la pensée, chacune n'exprime par suite que la forme philosophique qui animait l'esprit à ce moment. »
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Lecons sur l'histoire de la philosophie t ii
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- 11 Juillet 2000
- 9782711603657
De 1805 à 1830, Hegel professe neuf séries de cours sur l'histoire de la philosophie. Explorant et méditant les pensées de ses prédecesseurs, il en nourrit sa pensée et les éclaire en retour de la sienne. A ce titre, K.L. Michelet, à qui l'on doit la restitution de ces leçons à partir des notes de Hegel et de celles de ses auditeurs, voit dans ce texte « la meileure clé pour la compréhension de son oeuvre ».
C'est par le berceau de la philosophie, la Grèce, que Hegel commence son exploration de l'histoire de la philosophie. Divisant la pensée grecque en trois périodes (la première s'étend de Thalès à Aristote; la seconde englobe épicurisme, stoïcisme et scepticisme; la troisième, Platon et Aristote), il s'agit pour lui de partir du « commencement de la pensée philosophante » pour aboutir au stade où « l'idée prend la forme de la totalité ».
Ce deuxième tome présente, au sein de la première période, les leçons dédiées aux sophistes (Protagoras, Gorgias), à Socrate et aux trois grandes écoles socratiques : mégarique (Euclide, Eubulide, Stilpon), cyrénaïque (Aristippe, Théodore, Hégésias, Annicéris), cynique (Antisthène, Diogène et cyniques postérieurs). -
Fragments de la période de Berne (1793-1796)
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Bibliothèque Des Textes Philosophiques
- 3 Mai 2000
- 9782711609482
Au cours de sa période bernoise (1793-1796), le jeune Hegel poursuit une critique de la religion chrétienne. Critique animée par des exigences apparemment divergentes, puisqu'elle s'exerce tantôt au nom d'une religion rationnelle (incarnée par jésus), et tantôt au nom d'une religion populaire (illustrée par la religion grecque à l'époque des Cités républicaines). Critique stimulante, en laquelle affleurent les questions au sein desquelles a germée la philosophie hégélienne, et déjà le refus hégélien de penser l'individualisme comme une contrepartie inévitable de l'autonomie, et l'État comme une entité indépendante de la religion.
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L'ironie romantique ; compte rendu des écrits posthumes et correspondance de Solger
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Textes Philosophiques
- 3 Mai 2000
- 9782711613045
En 1828, Hegel consacra un compte rendu important à la publication des Ecrits posthumes et correspondance du regretté collègue Karl Wilhelm Ferdinand Solger. C'est l'occasion de passer en revue "les deux crises de la littérature allemande" : le Sturm und Drang et le premier romantisme allemand. Hegel retient l'échec d'un philosophe sérieux qui a saisi le contenu spéculatif sans pouvoir le communiquer.
Il explique cet échec par la forme d'expression ironique que Solger emprunte afin de véhiculer ce contenu. Le projet ultime d'Hegel consiste à montrer que la seule expression adéquate à la vérité spéculative est un langage qui est lui-même la vérité objective. On y aperçoit l'affirmation radicale de sa théorie du logos : le discours engendre le monde dans lequel il se fait entendre.
Hegel s'y révèle capable de justifier et d'affermir son système dans et par la critique. -
La vie de Jésus ; disserations et fragments de l'époque de Stuttgart et de Tubigen
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Bibliothèque Des Textes Philosophiques
- 19 Mars 2009
- 9782711621729
« La raison pure, qui ne saurait être bornée, est la divinité elle-même ».
Ainsi commence La vie de Jésus (1795) que Hegel, âgé de vingt-cinq ans, composa alors qu'il était précepteur à Berne. Ce texte, en toute apparence complet, constitue un petit livre, resté inédit du vivant de son auteur. Il fut retrouvé dans ses papiers à sa succession.
La figure hégélienne de Jésus, dans la ligne de celle de Reimarus (dont la Vie de Jésus fut également publiée de manière posthume, par Lessing), se trouve soustraite à toute dimension qui aurait trait au miraculeux et au surnaturel. Ainsi, la résurrection du corps du Christ, pilier essentiel de la foi chrétienne, se trouve gommée - point qui restera d'ailleurs constant chez Hegel, jusque dans les Leçons de Berlin à la fin de sa vie. Mais cette absence de surnaturel, pour Hegel qui fait alors de Jésus un porte parole de la morale kantienne, est en même temps liée à la condamnation d'une existence qui resterait simplement naturelle et ne saurait s'élever au dessus des inclinations sensibles.
Cet opuscule, marqué par la morale kantienne, est un moment essentiel dans le parcours du jeune Hegel qui apparaît tiraillé entre des exigences contraires, ce dont témoignent les autres documents traduits dans ce volume. -
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Leçons sur la logique : 1831
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Textes Philosophiques
- 12 Février 2007
- 9782711618538
Les Leçons sur la logique, données par Hegel dans l'été 1831, quelques mois avant sa mort, livrent son ultime pensée dans le domaine de cette science qui constitue l'« âme » du système. Le texte de l'abrégé encyclopédique n'est, comme il l'écrit à Cousin, « qu'une suite de thèses, dont le développement et l'éclaircissement est réservé aux cours ». On trouve donc, dans les rares manuscrits et cahiers de ses étudiants, le véritable écho de l'enseignement et des explications du maître, permettant de comprendre de nombreux paragraphes commentés par Hegel de manière nouvelle selon les années.
Les notes de cours prises par Karl Hegel, son propre fils et son étudiant alors, fiables, complètes et homogènes, sont l'un des deux seuls témoignages des leçons faites sur la base de la dernière édition du manuel encyclopédique (1830). Leur intérêt est d'autant plus grand que ces leçons sont professées durant la période d'élaboration de la seconde édition de la Doctrine de l'Être de la Science de la Logique qui paraîtra en 1832. Elles bénéficient donc de cette proximité qui leur confère une clarté singulière due à la maturation profonde de la pensée hégélienne. Retrouvées et publiées récemment par des membres du Hegel-Archiv de Bochum, ces pages, traduites par les chercheurs du Centre Alpin de Philosophie Allemande (Université de Grenoble2 - ENS-LSH), constituent donc un outil indispensable à la compréhension de la Logique que Hegel a enseignée tous les ans, de 1818 à sa mort. -
Leçons sur le droit naturel et la science de l'Etat ; Heidelberg, semestre d'hiver 1817-1818
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- 1 Janvier 2001
- 9782711615834
Au cours du semestre d'hiver 1817-1818, à l'université de Heidelberg, Hegel prononça une série de leçons intitulées « Droit Naturel et Science de l'État » (sous-titre des Principes de la philosophie du droit publiés trois ans plus tard), dont on peut considérer à bon droit qu'elles constituent la première philosophie du droit. Ces leçons nous sont parvenues sous la forme d'un manuscrit d'un auditeur, Peter Wannenmann, étudiant en droit, qui rédigea une transcription fidèle et exhaustive de l'enseignement oral de Hegel. Le présent ouvrage offre une traduction complète du manuscrit Wannenemann, lequel, outre les leçons de Heidelberg, donne aussi à lire les remarques de l'introduction au cours tenu à Berlin en 1818-1819. La traduction est accompagnée d'une présentation et d'un appareil critique établissant la portée philologique et philosophique du manuscrit au sein du corpus de la philosophie du droit hégélienne. Par leur ampleur insoupçonnée, les innombrables passages qui annoncent le livre et en complètent la lecture, les nombreux autres passages qui s'en écratent tout aussi significativement et renouvellent son interprétation, les leçons de Heildelberg « sur le droit naturel et la science de l'état » forment un document indispensable pour l'étude de l'évolution et du contenu de la philosophie juridique, morale et politique de Hegel.
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Leçons sur la philosophie de la religion Tome 2 ; les religions antiques, africaines et orientales ; la religion déterminée
Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Vrin
- Textes Philosophiques
- 26 Septembre 2010
- 9782711622948
La deuxième partie des Leçons sur la philosophie de la religion est consacrée aux religions antiques, africaines et orientales - ainsi qu'à la religion eskimo. L'exposé n'est pas simplement mythologique et ethnographique, car la religion, dans la diversité de ses figures, est pour Hegel la vie même de Dieu. Loin de rejeter les religions non chrétiennes dans les ténèbres de l'ignorance et de la superstition, Hegel fait de celles-ci une étape indispensable dans le devenir du divin. Après le « concept de religion », en première partie des Leçons, qui porte sur une religion purement intérieure et désincarnée, et avant la religion « accomplie », c'est-à-dire chrétienne, en troisième partie, « la religion déterminée » présente ici un Dieu qui se rapporte au monde sur un mode essentiellement sensible et multiple. Mobilisant une impressionnante documentation, Hegel distingue et analyse avec soin les religions antiques et extra-européennes, au fil conducteur du rapport changeant entre la liberté du divin et sa nécessaire inscription dans les peuples. Une odyssée historique et religieuse au service d'une étonnante inventivité philosophique.