Gallimard

  • Dans les années 1960, à Paris, Pauline a rencontré Nicolas et l'a aimé. A 18 ans, on ne sait pas « bien » aimer. Surtout quand on a lu beaucoup trop de romans. Nicolas, un an après, tombe amoureux de la meilleure amie de Pauline, Julie. Nicolas et Pauline se ressemblent : après le bac, ils errent en faculté. Pauline fait de la politique. Nicolas réunit les éléments dont il a besoin pour écrire son premier livre. Julie, recalée du bac, est contrainte « à travailler pour vivre ». Tous les jours (ouvrables) elle prend le train gare Saint-Lazare pour se rendre dans les bureaux de l'usine Simca à Poissy. Pauline, Nicolas et Julie ne se quittent plus. Nicolas trahit Pauline et Julie. Dix ans après. Nicolas est un jeune écrivain à la mode. Julie, mariée, gagne bien sa vie. Pauline, toujours errante, rencontre Martin, professeur quinquagénaire. Avec lui, Pauline revit ses amours perdues. Avec Martin, Pauline tente de reconstruire son existence. Mais, sur les décombres de sa jeunesse, elle ne peut rien bâtir. Pauline quitte Martin, Paris, ses vingt ans. Elle part. Gare de Lyon. Vers le Sud.

  • Un groupe de Juifs riches et pauvres s'embarquent en 1942 à Marseille pour l'Amérique. Ce départ est pour la plupart un départ vers l'inconnu. Ils font escale à Casablanca dans un camp de réfugiés. Puis un second bateau les prend qui les emmène à New York. Séparés pendant la durée de la traversée, non seulement de la France, mais du monde, et réduits à eux-mêmes, privés du secours de leurs habitudes et de leurs attaches sociales, ils tenteront néanmoins de reconstituer très exactement, avec toutes ses erreurs et ses insuffisances, la société qui les a rejetés. Le livre de Claudine Hermann est fait des portraits et des actions des émigrants : la baronne Gunsberg, snob et égoïste, la sympathique famille Wormser, le peintre Koch qui meurt en arrivant à New York, le docteur Gles, psychiatre, et quelques jeunes gens. Tous ces personnages sont peints à petites touches, avec beaucoup de vérité et de finesse. L'art de Claudine Hermann fait que chacun, en raison des circonstances difficiles où il est plongé, en raison aussi des promiscuités, finit par révéler, bon gré mal gré, sa réalité profonde. En même temps qu'un roman très vivement et très intelligemment mené, Claudine Hermann a donné, avec l'Étoile de David, l'image de la sensibilité d'une certaine époque.

  • Le monde est fou. La seule sagesse est de chasser le plaisir dans les forêts de l'absurde, en attendant que la terre nous manque sous les pieds, pense Marc Lascaut. Seulement, on ne perd pas sur ordre le goût des grands sentiments périmés. Les hommes ont autant besoin d'aimer, de croire et d'agir que de respirer. D'où cette révolte sans cause qui pousse à être, par défi, encore plus fou que le monde. Mais une brume noie les bords du Rhin, en même temps que l'égoïsme sarcastique de Marc. Il rencontre Isolde, qui semblait l'attendre, et l'amour frappe comme la foudre. Il essaye de fuir, de se débattre contre cet amour absolu qui l'obligerait à accepter l'espoir, les responsabilités, le don de soi. Et chacun de ses efforts l'enfonce plus avant dans cette vieille évidence qu'il faut, pour sauver sa vie, accepter de la perdre. Comme les deux premiers romans de Gabriel Veraldi, Le Chasseur captif se passe sur deux plans étroitement mêlés ; celui des rapports entre l'homme et les mystères de son destin ; celui de l'aventure, de la satire et de la comédie quotidienne. Dans un style qui passe en jouant de l'humour glacé à la mélancolie, de la raillerie de soi-même à la passion, il raconte comment un grand amour bouscule toutes les prudences avec un aveuglement de force naturelle.

  • En cette année 1946 s'ouvre, dans la ville détruite de Nuremberg, le procès des principaux criminels nazis. Rachel, une jeune interprète juive, s'apprête à affronter les mots, les visages, les témoignages insoutenables qui rouvriront des blessures encore récentes. Elle ignore qu'elle va rencontrer son destin. Il s'appelle Boris et il est officier de l'armée Rouge. Dans les bras l'un de l'autre, ils essaient d'oublier qu'ils sont à la fois des symboles et des victimes. Sourds et aveugles à l'Histoire qui broie les êtres, ils veulent de toutes leurs forces essayer de croire en leur avenir...

  • Je traverse cette rue oui ou non? Est-ce que je suis absolument convaincu d'aimer la raclette? Est-ce que je pourrais me battre pour défendre le système de santé à Cuba? Albert est un indécis. Il hésite aussi bien devant un menu au restaurant que dans ses choix politiques. Il réfléchit avant, et après. Que va-t-il se passer si cette femme prononce devant moi le mot «bouche»? Pourquoi lui ai-je dit que j'étais pressé? Entre deux tours d'élections municipales, il rencontre trois jeunes femmes déterminées qui, tour à tour, vont le provoquer et l'aider à traverser la rue, à s'approcher un peu plus de lui-même.

  • Deux histoires, une seule voix, à deux siècles de distance. La première est celle d'un garçon de dix-sept ans qui met ses Reebok pour aller courir, avale des gâteaux au chocolat pour éviter de réviser sa physique, pense à Florence qui lui envoie des lettres, a des problèmes sérieux avec son budget, sa mobylette, le cinéma, les ruses à utiliser pour échapper à ses parents. Bref, une vie ordinaire. Seulement voilà, les apparences peuvent être trompeuses. Huit lettres apparaissent à la fin de l'histoire et elle bascule. La seconde histoire raconte avec suspense les aventures de François de Maisonneuve, qui part aux Amériques. Il y a un trésor dans l'air, des cartes en os de baleine, des cabarets enfumés, de sales bonshommes et la révolution américaine qui approche. 1989 ou 1770 : avec une passion d'assoiffé, Xavier Deutsch invente des personnages qui ont en commun de penser que toujours le plus beau reste à faire.

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    L'ogre capitaine est inspiré d'un fait divers publié par le Time en 1982. Pham, un enfant des bords de la mer de Chine, fuit la tourmente continue qui secoue depuis plus de trente ans l'Asie du Sud-Est. Sur la jonque en déroute, la nourriture vient bientôt à manquer. Une nuit, le capitaine décide de manger l'enfant. À babord, la vieille mémé Kong avait tout prédit. Pour échapper à l'ogre capitaine, Pham parcourra le monde, abandonnant les gens de la mer pour les feux des faubourgs, les baobabs et les filles de Babylone, jusqu'à la ville des étoiles. Mais, dans le ciel, un ogre cent mille fois plus vorace veille...

  • Retrouvez dans ce dossier gratuit les premiers chapitres de 15 titres incontournables pour vos lectures d'été, dans les collections Blanche, Série Noire et Du monde entier :

    Donnybrook (de Franck Bill), Noces de charbon (de Sophie Chauveau), Expo 58 (de Jonathan Coe), I Cursini (d'Alix Deniger), L'emprise (de Marc Dugain), Réparer les vivants (de Maylis de Kerangal), Ni toi ni moi (de Camille Laurens), Tempête (de J.M.-G. Le Clézio), Dernière récolte (d'Attica Locke), Opération Sweet Tooth (de Ian McEwan), Police (de Jo Nesbo), Cevdet Bey et ses fils (d'Orhan Pamuk), Le collier rouge (de Jean-Christophe Rufin), L'affaire Collini (de Ferdinand von Schirach) et S'abandonner à vivre (de Sylvain Tesson).

    Vous pouvez accéder directement à chaque extrait par la table des matières de ce dossier ou lire les extraits à la suite. Retrouvez aussi photographie et biographie des auteurs. Tous ces livres numériques sont en vente chez votre libraire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • "Le rôle de l'éditeur est de faire découvrir de nouvelles voix romanesques. Il est parfois difficile de les entendre, soit parce qu'elles sont loin des codes de lecture, soit parce qu'elles sont trop ténues. Un nouveau roman, c'est la promesse d'entrer dans un nouvel imaginaire et d'être porté par une écriture, un style singulier.
    Les cinq premiers romans que notre comité de lecture a choisi de publier en cette rentrée littéraire de l'année 2021 sont tous des oeuvres de caractère, différentes les unes des autres. À l'heure des barrières sanitaires, la lecture nous est nécessaire pour éviter le repli sur soi. Plus que jamais, comme le disait Simone de Beauvoir, le roman est dans la solitude ou le désarroi « l'un des hauts moyens de communication ».
    Mais ce dont témoignent ces cinq beaux textes c'est à quel point le roman est un art du présent. Milan Kundera, à qui il est justement rendu hommage dans l'une de ces oeuvres, l'a fort bien exprimé : la raison d'être du roman est de tenir « le monde en vie sous un éclairage continuel », qui nous protège contre « l'oubli de l'être ».
    Tout est dit, le rôle des auteurs est bien de nous rendre compte de nos existences à travers notre temps présent ou passé dans la tension de l'écriture et le bonheur que celle-ci peut nous apporter."
    Antoine Gallimard

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Un estaminet flamand tenu par la grosse Madame Janssens et sa fille Thérèse, le brave Michel Wattier qui y dort si bien mais perd ses pantoufles parisiennes sans arrêt et, au loin, les routes et les canaux du pays de Bruges... Et aussi Julma qui rie sans cesse en parlant du temps, et Laurence, toujours pas plus bavarde que dix ans auparavant...

  • Voici un roman nouveau de Jacques de Lacretelle. Nouveau parce que l'auteur de «La Bonifas» et des «Hauts Ponts» a adopté là un récit court et nerveux, rempli d'aventures, sans renoncer à expliquer avec sa maîtrise habituelle la vie intérieure de ses personnages. Deux Coeurs simples, ce sont ceux de Romaine Franchard et Rose Bienaimé. Les deux femmes, provinciales mariées à Paris, se sont rencontrées par hasard et ont ressenti une vive attraction l'une pour l'autre, malgré la différence de leur milieu. Rose est d'origine lorraine, elle est timide, elle est pieuse. Romaine est une méridionale fougueuse aux idées hardies. Devenues veuves dans des conditions dramatiques, elles décident de vivre ensemble. Et bientôt les fiançailles de leurs enfants, Gille et Christine, semblent les lier pour toujours. Mais non. L'union des jeunes gens devient un germe de discorde. Gille et Christine se dressent l'un contre l'autre. C'est là, pour le romancier, l'occasion d'analyser avec délicatesse la sensualité cachée des êtres. Après peu d'années la désunion du jeune ménage oblige les deux mères à se séparer. Désormais ce sera entre elles une haine violente et une lutte de femmes d'affaires autour du berceau d'Agathe, leur petite-fille. Il ne faudra pas moins de trois tragédies pour changer une fois encore le cours de leur destinée. Trois tragédies qui émeuvent les fibres maternelles et exposent en scènes pathétiques le contraste de deux milieux et de deux générations. Alors seulement les coeurs simples reparaissent et se retrouvent au milieu des ruines. La douce Rose, l'altière Romaine ont été peintes par Jacques de Lacretelle avec un art suprême. On n'oubliera pas ces deux visages de femmes qui entrent dans notre littérature.

  • Pierre Béarn a commandé un des petits chalutiers qui aidèrent à l'évacuation de Dunkerque. Il fut parmi ceux qui se réfugièrent en Angleterre. Dans ce journal d'un quartier-maître de la Marine française, il retrace, au jour le jour, les multiples événements de la débâcle qui, de Dunkerque et des scènes de pillages du Havre et de Brest, le mena jusqu'au camp de concentration de Liverpool. Après avoir exposé le dilemne qui se posait pour chacun de nos marins exilés, Pierre Béarn nous propose un grand programme de redressement, qui n'est pas l'apport le moins intéressant de ce livre aussi puissant qu'original.

  • Agathe Chaadeby est sûrement innocente lorsqu'elle croit échapper à ce monde dont le flot indifférent la submerge. Comment ne pas l'être à dix-huit ans, l'âge de toutes les angoisses ? Traînant sa solitude dans Paris, qui prend sous ses pas une forme neuve, elle ne réintègre la chambre rose qu'à bout de forces, pour jeter sur les toiles les couleurs qui l'obsèdent. Agathe Chaadeby devient douce lorsque son coeur l'incline vers ceux qu'elle aime : Lise, son amie d'enfance qui l'a élevée ; un jeune homme en imperméable qui passe parfois sous ses fenêtres ; cette femme qui chante, fragile dans sa longue robe noire. Mais lorsque tant d'amour se perd, refusé, inutile, elle se sent profondément atteinte. Poursuivie par le nègre, piégée par le désir de Maud, elle ne voit qu'une issue. C'est pour y parvenir qu'elle tente un dernier geste...

  • "L'acheteuse" est la pièce qui a marqué le premier succès de Steve Passeur (nom de plume d'Étienne Morin), auteur dramatique et scénariste français. Elle raconte l'histoire d'Élisabeth, jeune fille riche et laide, qui, en payant les dettes d'un jeune homme qu'elle aime, obtient qu'il l'épouse sans amour. Il ne pense toutefois qu'à reprendre sa liberté ; alors, Élisabeth, sentant le danger, le séquestre et l'asservit. Il parviendra à s'enfuir avec une ancienne maîtresse. Meurtrie dans son amour et trahie dans son orgueil, quel sera le destin d'Élisabeth ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une dramatique rivalité de famille, les égoïsmes des uns et des autres, à Paris, dans un milieu universitaire. Une passion violente domine le professeur Chezeau ; on assiste au lent cheminement de sentiments inavouables dans le coeur trouble et exigeant de Madeleine, sa seconde femme, qui rêve de dominer les siens sous le couvert du culte de sa mère défunte ; on découvre les incertitudes de Raoul, aussi prompt à se dévouer qu'à oublier ; et puis l'opposition sourde de ces âmes inassouvies, qui nous mène, insensiblement, au dénouement tragique et brutal.

  • Comment une femme née en province, dans une province froide qu'elle a longtemps supportée, mal mariée et qui en a longtemps peu souffert, privée de tout bonheur, de tout plaisir, juge soudain son passé, et décide de se jetter dans les bras d'un jeune égoïste avare et original...

  • Il semblait bien cependant à Frank Bréhant qu'il avait passé plusieurs fois, mû sans doute par un pressentiment secret, dans les parages de la maison d'Olivier. Il était rentré tard, - il ne savait plus à quelle heure, - à bout de forces. Il avait dû se coucher et s'endormir comme un homme ivre, et presque aussitôt, ç'avait été le cauchemar : une bizarre histoire d'enterrement qui se déroulait dans une drôle d'église toute en planches de bois où lui-même se trouvait avec sa famille ; le cercueil ouvert [...] et soudain l'église prenait feu [...] Frank s'était réveillé fou de terreur ; et tout de suite sa conscience avait eu le sentiment d'un véritable danger, parfaitement réel, immédiat, effroyable. Trois heures sonnaient....

  • Dans un petit poste minier, perdu dans la brousse congolaise, une dizaine de colons européens, accablés par le climat, vivent dans une sorte de torpeur étouffante et inquiète. Isolés du reste du monde, et dépendant trop les uns des autres pour ne pas secrètement se haïr, ils se sentent aussi, paradoxalement, prisonniers de la multitude des noirs qui les entourent et leur obéissent. Ces indigènes, ils ne les comprennent pas et ne cherchent même plus à les comprendre car, qu'ils soient ingénieurs, missionnaires ou médecins, ils ne croient plus guère à leur mission de civilisateurs. Un double crime, mystérieux et atroce, va brusquement les réveiller et les jeter en plein drame. Tous seront d'accord pour empêcher le scandale d'éclater et étouffer l'affaire, mais ils se dresseront néanmoins avec violence les uns contre les autres. Et une lutte sournoise, faite de malentendus, d'incompréhensions et d'ambiguïtés haineuses, va aussi les opposer aux indigènes. Quand les coupables seront enfin découverts et arrêtés, le vrai drame se dénouera par l'éparpillement de la petite colonie. Dans ce roman, l'auteur qui connaît bien l'Afrique centrale a voulu aller au delà du « documentaire » sur la vie des broussards du Congo. Il a réussi à nous montrer ce que deviennent après quelques années de savane, de touffeur et d'isolement, des blancs partis pour l'Afrique par idéalisme ou par esprit d'aventure. Daniel Gillès est un des premiers à nous révéler que, confrontés avec un monde primitif, ils cèdent souvent à son envoûtement, au climat ambigu des « tristes tropiques ».

  • Dans la première partie, tout au moins, du récit qu'il présente, Paul Pilotaz ne s'est pas cru autorisé à construire une intrigue savante. C'est que Mamadou ne vivait que d'événements, que d'actes qui, les uns aux autres, ne se reliaient point ; ne déduisant pas, il ne pouvait non plus bâtir à longue haleine ; il allait, dans le sens où des forces inconnues de lui le poussaient, sans se soucier d'avantages lointains ou de conséquences. Peut-être, et il l'espère, Paul Pilotaz aura-t-il su apporter pour son deuxième personnage, pour le successeur de ce brave Mamadou, cet intérêt déductif dont nous avons si souvent besoin. C'est qu'Ignace était autre, déjà différent de son père ; c'est qu'en lui, les événements, les pensées avaient une suite ; c'est que, pour lui, l'auteur s'est permis d'amorcer cette ébauche de raisonnement, cette ébauche de complexité intérieure nécessaire à notre vie sentimentale, nécessaire aussi pour éveiller notre intérêt qui, souvent, ne saurait s'attacher à la simplicité de ces âmes frustes, peut-être aussi à leur pauvreté. Comme nous, pourtant, ils sont pleins de mystères, mais de ce mystère humain ils n'ont pas encore entrepris l'examen ; cet examen qui nous a déjà donné des matériaux et des aliments dont nous nous servons, que nous tâchons d'accroître et desquels s'entretiennent et se nourrissent nos pensées et nos réflexions.

  • Le présent ouvrage nous propose de découvrir le discours de réception à l'Académie française de Jean Delay, le jeudi 21 janvier 1960 ; ce discours est suivi de la réponse qui lui fut faite par Monsieur Pasteur Vallery-Radot.

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