Littérature russophone

  • Journaliste biélorusse, l'auteure a enquêté durant trois ans. Elle a interrogé les hommes et les femmes de Tchernobyl et retranscrit leurs témoignages sur leurs sentiments, leur souffrance, leur état d'esprit et leur vision de la vie après l'accident. Il en résulte un livre où résonnent les voix des suppliciés de la catastrophe nucléaire.

  • Dans «Les Cercueils de zinc», Svetlana Alexievitch avait osé violer en 1989 un des derniers tabous de l'ex-URSS : elle dénonçait le mythe de la guerre d'Afghanistan, des guerriers libérateurs. La vérité n'est jamais bonne à dire, «Les Cercueils de zinc» valut à son auteur un procès pour "calomnie". Reste que sans ce livre on ne saurait rien de la guerre des Soviétiques en Afghanistan ni, vues de l'intérieur, des dernières années de l'URSS. Un témoignage capital du Prix Nobel de littérature 2015, dans une édition revue par l'auteur.

  • Depuis Les Cercueils de zinc et La Supplication, Svetlana Alexievitch est la seule à garder vivante la mémoire de cette tragédie qu'a été l'URSS, la seule à écrire la petite histoire d'une grande utopie. Mais elle est avant tout un écrivain, un grand écrivain. Ce magnifique requiem utilise une forme littéraire polyphonique singulière, qui fait résonner les voix de centaines de témoins brisés.

  • Anna Karénine

    Léon Tolstoï

    « Chaque fois que Vronski lui adressait la parole, un éclair passait dans les yeux d'Anna, un sourire entrouvrait ses lèvres ; et, si désireuse qu'elle parût de la refouler, son allégresse éclatait en signes manifestes. "Et lui ?" pensa Kitty. Elle le regarda et fut épouvantée, car le visage de Vronski reflétait comme un miroir l'exaltation qu'elle venait de lire sur celui d'Anna. »

  • Le destin d'une famille de Crimée, de ses membres hauts en couleur, avec pour trame de fond l'histoire de l'URSS jusqu'aux années 1980. Au centre, l'humble figure de Médée, celle qui tient et rassemble autour d'elle. Médée Mendès est  un personnage féminin superbe dans sa simplicité, terriblement doux dans sa force, et d'une complexité que seule connaissent les nuits solitaires.
    Malgré sa stérilité, elle est un centre mystérieux autour duquel gravite une immense famille aux destins parfois tragiques. Les chapitres égrènent le présent et le passé de cette femme vieillissante et de ses nombreux neveux et nièces. Entourée par les mille et une vies de sa descendance qu'elle maintient par la seule force de son existence, l'humble Médée est le témoin privilégié de toutes les vicissitudes tant familiales qu'historiques.

  • « - Ah ! enlevez ces... enlevez donc ces... (Elle désignait les lunettes.) Pierre les enleva. Son regard n'était pas seulement étrange comme l'est d'ordinaire celui des gens qui enlèvent leurs lunettes, il était apeuré et interrogateur. Pierre voulut se pencher sur la main d'Hélène et la baiser, mais d'un mouvement rapide et brutal de la tête, elle s'empara de ses lèvres et y appuya les siennes. Le visage d'Hélène frappa désagréablement Pierre par son expression égarée. »

  • La guerre n'a pas un visage de femme Nouv.

    « La guerre "féminine" possède ses propres couleurs, ses propres odeurs, son propre éclairage et son propre espace de sentiments. Ses propres mots enfin. »

  • Avant d'être l'auteur mondialement connu du chef-d'oeuvre Vie et destin, Vassili Grossman a été lors de la Seconde Guerre mondiale correspondant de guerre pour Krasnaïa Zvezda, l'organe officiel des forces soviétiques, suivant l'Armée rouge au coeur des combats. L'agression nazie en 1941, l'arrivée des troupes russes à Treblinka, l'entrée dans Berlin en ruines, la capitulation en mai 1945 : l'auteur de Vie et destin a décrit tous ces événements, tirant de cette expérience quantité de récits à la lisière de la fiction et du reportage. Ce volume rassemble une partie de ces textes méconnus, hybrides, passionnants pour les liens qu'ils permettent d'établir entre documentaire et fiction. Années de guerre est en quelque sorte une version fragmentaire d'épisodes et de personnages que l'on retrouvera dans les romans Pour une juste cause et Vie et destin. C'est dans ces pages que prennent vie le soldat Gromov et son lance-roquette antichar ou les tireurs d'élite Tchékhov et Zaïtsev, d'autres encore, personnages héroïques et souffrants, figures vivantes devenues classiques de la littérature mondiale.
    Constitué de récits héroïques, dramatiques ou glaçants, Années de guerre est tout autant un formidable recueil littéraire qu'un extraordinaire document pour l'histoire.

  • 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inhabitable, est désormais livrée à des monstruosités mutantes. Moscou est une ville abandonnée. Les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie.
    Dans ce monde réduit à des stations en déliquescence reliées par des tunnels où rôdent les dangers les plus insolites, le jeune Artyom entreprend une mission qui pourrait le conduire à sauver les derniers hommes d'une menace obscure... mais aussi à se découvrir lui-même à travers des rencontres inattendues.
    Un thriller fantastique inoubliable, traduit dans une vingtaine de langues, qui s'est vendu à 1,5 million d'exemplaires et a été adapté en jeux vidéo (Metro 2033 et Metro : Last Light).
      Tout simplement excellent !
    L'Écran fantastique.
      Un roman de SF post-apocalyptique efficace et intelligent.
    Bifrost.

  • « - Ah ! enlevez ces... enlevez donc ces... (Elle désignait les lunettes.) Pierre les enleva. Son regard n'était pas seulement étrange comme l'est d'ordinaire celui des gens qui enlèvent leurs lunettes, il était apeuré et interrogateur. Pierre voulut se pencher sur la main d'Hélène et la baiser, mais d'un mouvement rapide et brutal de la tête, elle s'empara de ses lèvres et y appuya les siennes. Le visage d'Hélène frappa désagréablement Pierre par son expression égarée. »

  • Nous

    Evgueni Zamiatine

    Dans une société assujettie au bonheur infaillible et obligatoire, alors que la "dernière" de toutes les révolutions possibles a eu lieu, les hommes, sous une cité de verre dans laquelle chaque geste est contrôlé, sont devenus des "Numéros". Ceux-ci paient de leur vie le moindre écart à l'ordre établi contre lequel, malgré tout, une poignée de dissidents va s'insurger. D-503 y tient un journal à la gloire de ce monde aseptisé et y consigne les débuts d'une insurrection qui va peu à peu le transformer. Anti-utopie prophétique qui anticipe toutes les glaciations du XXe siècle, «Nous» est considéré comme le premier chef-d'oeuvre de science-fiction, celui qui inspirera «1984 »de George Orwell et «Le Meilleur des mondes» d'Aldous Huxley. Cette nouvelle traduction vise à faire entendre, dans les mots, cet appel tragique : on a toujours raison de se révolter.

  • Dans la Maison, vous allez perdre vos repères, votre nom et votre vie d'avant. Dans la Maison, vous vous ferez des amis, vous vous ferez des ennemis.
    Dans la Maison, vous mènerez des combats, vous perdrez des guerres. Dans la Maison, vous connaîtrez l'amour, vous connaîtrez la peur, vous découvrirez des endroits dont vous ne soupçonniez pas l'existence, et même quand vous serez seul, vous ne le serez pas vraiment. Dans la Maison, aucun mur n'est un mur, le temps ne s'écoule pas toujours comme il le devrait et la Loi y est impitoyable. Dans la Maison, vous atteindrez vos dix-huit ans transformé à jamais et effrayé à l'idée de devoir la quitter.

  • L'acte fondateur du roman est le meurtre de la vieille usurière, dans un immeuble de Saint-Pétersbourg, par l'étudiant Raskolnikov : sa réflexion sur le mobile du crime, l'influence de Sonia ou une mystérieuse puissance intérieure, poussent le héros à se dénoncer et à devenir l'objet d'un châtiment librement consenti. C'est pendant les années de bagne que se révèle à lui son amour pour Sonia, et le chemin de la rédemption.
    Crime et Châtiment est le deuxième "grand roman" de Dostoïevski, qu'il écrivit en même temps que Le joueur, en 1866, alors qu'il était revenu de sa déportation en Sibérie et qu'il entrait dans les années les plus productives de sa carrière : L'idiot, L'Eternel Mari et Les Démons allaient paraître de 1866 à 1871.

  • Aux confins de l'Extrême-Orient russe, dans le souffle du Pacifique, s'étendent des terres qui paraissent échapper à l'Histoire... Qui est donc ce criminel aux multiples visages que Pavel Gartsev et ses compagnons doivent capturer à travers l'immensité de la taïga ? Lorsque Pavel connaîtra la véritable identité du fugitif, sa vie en sera bouleversée.

  • À la mort de sa grand-mère Maroussia, Nora découvre des lettres échangées avec son grand-père, Jacob. Féministe avant la révolution, danseuse artistique et communiste ardente, la belle Maroussia a ses propres convictions intellectuelles. Mais les rêves et les ambitions du jeune couple croulent sous le poids de l'histoire soviétique. Et quand Jacob est relégué en Sibérie pour sabotage, même son fils, le père de Nora, lui tourne le dos. Le destin du grand amour de ses grandsparents reflète le début des événements qui marqueront la vie de Nora.
    Scénographe passionnée et assoiffée de liberté, elle choisit elle-même ses amants et ses projets, élève son fils seule et découvre peu à peu la puissance des liens avec ses proches.
    Entre roman et récit autobiographique, Ludmila Oulitskaïa conte avec tendresse et une ironie mélancolique la grande et la petite histoire de quatre générations d'une famille, tout en décrivant ce XX e siècle russe comme celui des femmes.

  • L'acte fondateur du roman est le meurtre de la vieille usurière, dans un immeuble de Saint-Pétersbourg, par l'étudiant Raskolnikov : sa réflexion sur le mobile du crime, l'influence de Sonia ou une mystérieuse puissance intérieure, poussent le héros à se dénoncer et à devenir l'objet d'un châtiment librement consenti.

    C'est pendant les années de bagne que se révèle à lui son amour pour Sonia, et le chemin de la rédemption.

    Crime et Châtiment est le deuxième " grand roman " de Dostoïevski, qu'il écrivit en même temps que Le Joueur, en 1866, alors qu'il était revenu de sa déportation en Sibérie et qu'il entrait dans les années les plus productives de sa carrière : L'Idiot, L'Eternel Mari et Les Démons allaient paraître de 1866 à 1871.

  • Immense fresque de l'univers concentrationnaire soviétique, L'Archipel du Goulag a été écrit dans la clandestinité. Les milliers de lettres et témoignages reçus par Alexandre Soljénitsyne après la publication de son roman Une journée d'Ivan Denissovitch constituent la base de cette oeuvre, qu'il qualifie d'« investigation littéraire » ; ces documents font de lui le dépositaire du malheur de tout un peuple. Secrètement sorti d'URSS, ce texte explosif suscite, lors de sa parution en Occident en 1974, une prise de conscience des réalités du régime soviétique.

    Édition abrégée inédite. Préface inédite de Natalia Soljénitsyne.

  • 2035. Station VDNKh. Artyom est retourné y vivre. C'est un héros brisé, obsédé par l'idée que c'est à la surface qu'est le salut de l'humanité. Les Noirs anéantis, un souvenir le taraude, celui de la voix qu'il a entendue sur une radio militaire, deux ans plus tôt, quand il était au sommet de la tour Ostankino avec les stalkers. Aussi, depuis son retour, il remonte quotidiennement à la surface et escalade des gratte-ciel en ruines pour tenter d'entrer en contact avec des survivants. Tenu pour fou, Artyom sombre peu à peu. Mais l'arrivée d'Homère bouleverse la situation : le vieil homme prétend en effet que des contacts radio ont déjà été établis avec d'autres enclaves.
    Ce nouvel et dernier opus de la saga traduite en plus de trente langues et adaptée en jeux vidéo est le point de convergence de toutes les trames narratives mises en place par l'auteur.

  • Il y a le père, fiodor pavlovich, riche, malhonnête et débauché, et ses trois fils légitimes : mitia, impulsif, orgueilleux, sauvage ; yvan, intellectuel, raffiné, intransigeant ; aliocha, sincère, pieux, naïf.
    Et puis il y a le fils illégitime, smerdiakov, libertin cynique vivant en serviteur chez son père. l'un d'eux sera parricide. roman complet et flamboyant, les frères karamazov rassemble une intrigue policière, plusieurs histoires d'amour, des exposés théologiques et métaphysiques éblouissants et des personnages inoubliables déchirés par leurs conflits intérieurs. sans doute le chef-d'oeuvre de dostoïevski.
    Avec cette publication se conclut également l'immense entreprise de retraduction des romans de dostoïevski entamée il y a plus de dix ans par andré markowicz.

  • Le numéro 1 (qui échange parfois sa place avec le numéro 2) - le Leader de la Nation -, suivi de près par les strates corrompues de l'administration, les mafieux reconvertis en hommes d'affaires, les nouveaux riches, les gens modestes, les travailleurs immigrés, les flics intègres, les journalistes, la télévision, l'alcoolisme omniprésent, les extraterrestres, le diable et ses hordes de démons, et les habitants oubliés des steppes sibériennes, rien ni personne n'échappe à la plume acerbe de Dmitry Glukhovsky. Dans Nouvelles de la mère patrie, recueil de textes écrits à l'origine pour la presse russe, chacun reçoit son dû, qui pour ses vices, qui pour sa complaisance, qui pour sa naïveté et son incapacité à ouvrir les yeux sur le monde qui l'entoure.Le portrait acide, cynique et railleur de la Russie d'aujourd'hui. Bifrost.Traduit du russe par Denis E. Savine et Julia Vanidze.

  • Le docteur Jivago

    Boris Pasternak

    Après des études de musique et de philosophie, boris pasternak se consacre à la poésie et publie son premier recueil en 1914.
    En 1922, il publie un magnifique recueil ma soeur, la vie qui le rend célèbre en union soviétique. sa poétique était créée et son talent de poète lyrique se confirmera d'année en année. en 1945, il commence l'écriture de son ouvrage principal, le docteur jivago, qu'il terminera en 1956. interdit en u. r. s. s. à cause de son caractère antirévolutionnaire, le roman est publié chez l'éditeur italien feltrinelli en 1957, et traduit dans le monde entier.
    Ce roman raconte la vie d'un médecin russe qui traverse la guerre de 14, la révolution russe et la guerre civile ; on y trouve de nombreux personnages qui se croisent sans se connaître, puis se retrouvent plus tard et se perdent à nouveau. dans le docteur jivago, le monde occidental a célébré une attaque du régime communiste alors que pasternak s'en est toujours violemment défendu. son attitude est essentiellement celle d'un artiste qui a voulu écrire un vrai roman et qui refuse les simplifications du "réalisme soviétique".
    Ses personnages sont libres, contradictoires et traversent les grands moments de l'histoire sans être transformés. les sentiments comme l'amour, la pitié, la souffrance sont plus importants pour eux que les mythes collectifs, ce qui explique le désaccord qui s'est créé entre pasternak et les dirigeants de la culture soviétique. après l'attribution du prix nobel le 23 octobre 1958, pasternak est dénoncé et injurié dans la presse, exclu de l'union des écrivains soviétiques, et menacé d'exil.
    Le 30 octobre, il écrit deux lettres, l'une à m. khrouchtchev et l'autre à la pravda, oú il fait son autocritique et réfute les interprétations politiques tendancieuses suscitées par le docteur jivago.

  • Pour retrouver l'homme qu'elle aime, un écrivain maudit, Marguerite accepte de livrer son âme au diable. Version contemporaine du mythe de Faust, transposé à Moscou dans les années 1930, Le Maître et Marguerite est aussi l'une des histoires d'amour les plus émouvantes jamais écrites. Mikhaïl Boulgakov a travaillé à son roman durant douze ans, en pleine dictature stalinienne, conscient qu'il n'aurait aucune chance de le voir paraître de son vivant. Écrit pour la liberté des artistes et contre le conformisme, cet objet d'admiration universelle fut publié un quart de siècle après la mort de celui qui est aujourd'hui considéré comme l'égal de Dostoïevski, Gogol ou Tchekhov.
    Cette édition s'accompagne d'un appareil critique et d'une introduction de la spécialiste de la littérature russe Marianne Gourg, qui a également révisé la traduction.

  • 2034. La station Sevastopolskaya produit de l'électricité qui alimente le métro moscovite, mais la dernière caravane d'approvisionnement n'est jamais réapparue, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche...
    Ils seront trois à devoir résoudre cette énigme. Hunter, le combattant impitoyable revenu d'entre les morts, rongé de l'intérieur par les ténèbres ; Homère, qui a tout perdu aux premiers instants de la guerre et projette d'ériger un mémorial à l'humanité disparue ; Sacha, enfin, toute jeune fille qu'ils trouveront sur leur route dans une station où elle a vécu en exil avec son père.
    Publié en Russie en 2009, Métro 2034 a suivi la carrière de best-seller international de Métro 2033.
        Sombre, violent, parsemé de discussions élevées, les qualités du premier opus se retrouvent ici.  L'Écran fantastique.
        Une suite réussie ! Actu SF.

  • Un jeune savant russe débarque en 1871, à l'âge de vingt-cinq ans, sur les côtes de Nouvelle-Guinée, alors l'une des régions les plus inhospitalières et les méconnues du globe. Brumes continuelles, pluies et orages torrentiels, forêts impénétrables, montagnes inaccessibles, Papous à la réputation de cannibales bien établie ont jusque-là découragé les coeurs les plus vaillants.
    Cependant, en dépit des fièvres, plongé dans un environnement humain et naturel des plus terrifiants, Mikloukho-Maklaï s'accroche plus d'un an à son bout du monde.
    Sa philosophie tranquille, son courage invraisemblable et sa force de caractère stupéfient les indigènes dont il apprend la langue et devient l'ami. Il ne fera par la suite que de brefs retours à la civilisation : ce sage admiré par Tolstoï, mais que d'autres prendront pour un fou, ne cessera de revenir vers son paradis sauvage, nous livrant un trésor ethnologique et humain d'une valeur inestimable.

empty